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Articles Marqués ‘Liss’

Sur les ailes du temps. Itinéraire d’une enfance africaine

Par • 26 Juil 2009 • Catégorie: Actualités, Livres

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Sur les ailes du temps

Itinéraire d’une enfance africaine

De Bernard Tchibambelela

Collection Ta e nguala

Editions Paari, Paris, juin 2009

Problématique

Ce texte – écrit en 2001 à Cotonou – évoque l’école coloniale, qui obligeait les jeunes africains à chanter « Nos ancêtres les Gaulois », chanson inspiratrice, disaient les Instituteurs.

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Cette école interdisait systématiquement l’usage des langues africaines au sein de l’établissement scolaire. Mais, elle avait été un espace de forte socialisation entre enfants de Moungali, Ouénzé et Bacongo, des faubourgs de Brazzaville

L’école ainsi que la pratique du sport ne servaient pas qu’à développer l’esprit et le corps des enfants. Ils visaient aussi la gestation d’une élite qui était primée. On pouvait noter la prime d’excellence, d’encouragement ou les cadeaux offerts pendant les fêtes de Noël par le Gouverneur Général au Palais.

La ville et son école coloniale ne constituaient pas les seuls espaces d’éducation des enfants. Les parents envoyaient régulièrement leurs enfants, passer les vacances scolaires au village, pour acquérir les savoirs ancestraux, se former à la tradition. C’est au travers d’un oncle N’songui (Malafoutier ou récolteur du vin de palme) et N’ganga (Guérisseur), résidant au village, et d’autres enfants de son âge que l’auteur évoque la richesse du milieu rural.

Avec ce texte, le lecteur touche du doigt la société congolaise des années cinquante, qu’il peut comparer à celle d’aujourd’hui. L’ouvrage, en s’inscrivant dans une démarche didactique, de dévoilement autobiographique, est aussi un lieu de rencontre entre le passé et le présent.

Pour commander l’ouvrage, télecharger le fichier PDF suivant : tchimbapub

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Le venin dans l’encrier. Les conflits du Congo-Brazzaville au miroir de l’écrit

Par • 12 Fév 2009 • Catégorie: Actualités, Nouveautés

Le venin dans l’encrier

Les conflits du Congo-Brazzaville au miroir de l’écrit

De Patrice Yengo

Préface de Jean Copans

Editions Paari, Paris, janvier 2009

170 pages ; ISBN 2-84220-030-6 ; Prix 16€

Deux livres – Congo : les fruits de la passion partagée de Pascal Lissouba ; Le manguier le fleuve et la souris de Denis Sassou-Nguesso –, publiés peu avant juin 1997, dévoilent les subtilités d’un affrontement littéraire comme prélude martial à une confrontation politique et militaire.

Le venin dans l’encrier décrypte le langage de la guerre civile inscrit dans cette littérature pamphlétaire. Il dévoile l’échec d’une génération d’hommes politiques congolais pris au piège du ressentiment et du reniement de leur passé « socialiste », et qui se vantent d’être, chacun de son côté, le meilleur garant de l’ordre post-colonial.

Ce travail didactique, passe au crible de la critique anthropologique et politique toutes les postures discursives sur la guerre civile du Congo- Brazzaville quelle qu’en soit l’origine – qu’elles proviennent des acteurs politiques universitaires ou associatifs – et pose le problème fondamental de l’éthique et de la morale en politique.

Qui est Patrice Yengo ?

Socio-anthropologue, pharmacien, l’auteur a enseigné à l’Institut Supérieur des Sciences de la Santé et à la Faculté de médecine de l’université Marien Ngouabi de Brazzaville.

Dans les domaines de l’anthropologie historique et politique, il s’intéresse aux dynamiques politiques et aux mutations sociales induites par la mondialisation.

Chercheur au Centre d’études africaines de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) de Paris, il dirige la revue Rupture-Solidarité.



Le nid des corbeaux

Par • 13 Août 2008 • Catégorie: Café littéraire

Le nid des corbeaux, Barly Loubota

Par Liss Kihindou

Quel avenir pour la jeunesse en Afrique ? Cas du Congo Brazzaville. Voilà en quelque sorte la question à laquelle tente de répondre Le Nid des corbeaux, premier roman de Barly LOUBOTA, jeune auteur congolais vivant actuellement à Montréal.

On nous a sûrement posé, ou nous nous sommes nous-mêmes posé la question de savoir ce que nous voudrions faire plus tard. C’est d’ailleurs la préférence ou l’attirance pour tel corps de métier qui détermine notre choix pour la filière ou la formation suivie à la Fac. Au Congo comme ailleurs dans le monde, les jeunes diplômés espèrent, au sortir des Etablissements de formation, embrasser la vie professionnelle à laquelle ils se destinaient. Cependant au Congo, quand un jeune veut réaliser ses projets professionnels, vivre en fonction de ses principes, de ses rêves, la dure réalité se charge de lui couper l’herbe sous les pieds, de le pousser au bord de ses retranchements jusqu’à faire de lui un autre homme.

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Interview de Dominique M’fouilou par Martin Lemotieu

Par • 30 Juil 2008 • Catégorie: Actualités

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Martin Lemotieu (à gauche), et Dominique M’Fouilou (à droite)

Lem : Pourquoi écrivez – vous des romans historiques ?

Dom. MFOUILOU : Comme vous l’avez si bien dit, j’écris des romans historiques. Puisqu’il s’agit des faits historiques, je me permets de récréer un espace qui m’autorise de mêler fiction et réalité.

Lem : Un fait remarquable que j’ai noté dans les romans congolais, ce sont les assassinats politiques, très récurrents. Ils sont souvent le fait des politiciens opportunistes ou en mal de recherche des promotions. Le mort vivant, Dossier classé, La salve des innocents… Beto na beto, Les Petits- Fils nègres de Vercingétorix, Johnny Chien Méchant, La Source de joies, Kotawali, Un fusil dans la main un poème dans la poche, Léopolis, Les Fleurs des Lantanas, Sel-piment à la braise, par exemple, ou même Les scorpions du Congo de Ndinga Assitou. Est-ce à dire que la société congolaise telle que décrite dans le roman n’est qu’un champ de luttes fratricides, régicides ? Est-ce que cela correspond à la vérité ? Parce que cette réalité est vraiment étouffante et tout respire l’odeur fétide de la mort, des concussions et de l’immoralité. Mais c’est vraiment effrayant et j’aimerai savoir si cette société de crimes organisés, commandités et exécutés à bon escient, si c’est vraiment cette société-là qu’on vit au quotidien au Congo, ou bien est-ce une exagération de romanciers ?

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Café littéraire à Paris par les Editions Paari

Par • 27 Fév 2008 • Catégorie: Café littéraire

Causerie-débat autour des livres, des auteurs et des initiatives louables ou café littéraire tout simplement ? C’est selon. De toute façon l’écriture, une fois de plus, s’est exprimée dans la cave de La Fontaine au miel, rue Quincampoix, à Paris.

Les éditions Paari proposent, tous les mois, un rendez-vous de la culture dénommé Café littéraire panafricain, qui se tient au restaurant « La Fontaine au miel », 94 rue Quincampoix à Paris. Celui du 22 décembre était consacré à l’écriture féminine. J’y étais invitée, avec 3 autres auteures.
Comme souvent pour les activités de l’esprit, il n’y avait pas foule, mais ceux qui ont honoré cette invitation sont vraiment venus trinquer à la santé des lettres africaines et d’une Afrique qui gagne, une Afrique portée par les Africains eux-mêmes et par les amoureux de l’Afrique.

Môguy, la première intervenante, a présenté son livre L’orteil de mon père comme la volonté de « transformer l’indicible (l’inceste) en force ». C’est une Française toute en sourire et qui distille une joie de vivre telle que vous ne croiriez pas que c’est bien elle l’auteur de l’Orteil de mon père. Son nom d’auteur d’ailleurs contribue à brouiller les cartes. Vous pourriez penser que c’est une Africaine, ce qu’elle est dans l’âme sans aucun doute : elle a séjourné en Afrique, côtoyé les Africains et se dit proche de cette Afrique qui a un combat à livrer, comme elle a eu à le faire à travers ce drame vécu dans son enfance et qu’elle a réussi à surmonter, qu’elle surmonte grâce à ses différentes activités.

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Môguy et le modérateur Mawawa

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Noël KODIA-RAMATA: Un observateur de la littérature congolaise

Par • 27 Fév 2008 • Catégorie: Contributeurs et auteurs

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Que vaut une œuvre sans lecteur ? Une œuvre vit parce qu’elle est lue, parce qu’elle fait l’objet de commentaires, de réflexions… Et il y a d’autant plus de lecteurs autour d’une œuvre que celle-ci est mise en lumière par un lecteur plus minutieux que d’autres. Ainsi, il y a ceux qui écrivent des romans, des poèmes, des pièces de théâtre, et il y a ceux qui les mettent en lumière. Noël KODIA-RAMATA fait partie de ces derniers.
Le terme ‘‘lumière’’ a ici tout son sens, toute son ampleur. En effet les critiques, en mettant à disposition du public des études, des analyses de textes, non seulement oeuvrent pour que la littérature ne soit pas un mets réservé aux universitaires qui seraient seuls capables d’en percevoir les saveurs ; mais aussi, ils contribuent à faire connaître les auteurs et leurs œuvres, ils les sortent de l’ombre du silence. Et il faut avoir une certaine dose de générosité pour le faire. Ainsi nous apparaît Noël KODIA : un homme généreux. Il s’est spécialisé dans la littérature congolaise, car, il faut le dire, la littérature est tellement vaste ! On peut être un lecteur libre et goûter, croquer, mordre ici et là selon son plaisir, mais si en plus on souhaite s’adonner à la tâche exigeante, rigoureuse de critique littéraire, on est, pour être efficace, amené à se tailler un cadre dans cette vaste littérature.
Noël KODIA fait partie de ceux – et il y en a peu – qui connaissent dans toute sa profondeur, dans toute sa diversité, la littérature congolaise. Depuis de nombreuses années, il la décortique, la presse pour en recueillir le jus et le proposer aux lecteurs qui ont soif d’en savoir un peu plus sur les auteurs du Congo-Brazzaville. Bref il n’est pas de production écrite de congolais qui ne soit passée sur la table d’examen de Noël KODIA. D’ailleurs il prépare un Dictionnaire des œuvres littéraires congolaises (romans, récits et nouvelles). Ses études, qui concernent aussi la politique et la société africaine, paraissent dans des revues, sur des sites Internet ainsi que dans des ouvrages. Mais il a aussi essayé de passer de l’autre côté de la barrière en publiant un roman : Les enfants de la guerre.
Noël KODIA est Docteur en Littérature française de l’Université Paris IV Sorbonne. Il a enseigné les littératures française et congolaise à l’Ecole Normale Supérieure de Brazzaville.

ŒUVRES DE NOEL KODIA

I / Articles divers dans la presse que vous pouvez retrouver dans son blog :

http://blog.ifrance.com/noelkodia

Quelques exemples :

  • Le roman congolais de 1954 à 2006 :
    des prix littéraires qui confirment sa prépondérance au sud du Sahara
  • Les romancières du Congo
  • Démocratie en Afrique centrale

II / Ouvrages

  • Les enfants de la guerre, roman, Editions Menaibuc, 2005.
  • Mer et écriture chez Tati Loutard : de la poésie à la prose, Editions Connaissances et Savoirs, 2006.

Liss KIHINDOU



Ethique et politique de David Mavouangui, Collectif

Par • 25 Jan 2008 • Catégorie: Livres

Ethique et politique. Ve semaine congolaise de philosophie

Ve semaine congolaise de philosophie

De l’Ethique à Nicomaque au Principe Responsabilité de Hans Jonas, les fins de l’homme – notamment la réalisation parfaite de soi, pour chaque être, l’humanité de l’homme, l’humanité raisonnable dans ses formes les plus achevées – s’instruisent universellement, selon l’espace public et politique des Etats, de ces catégories fondamentales de l’existence.
La triade philosophie-démocratie-progrès débouche sur la thèse principale de Platon selon laquelle, l’Etat est injuste et il faut le réformer. Si Platon considère la vie terrestre comme une prison, sa théorie de la participation, conduit au pluralisme des idées, au dialogue, à l’esprit de tolérance, à la paix perpétuelle, dit Kant, condition de la réalisation de la République et d’accomplissement de la démocratie dans un progrès allant inéluctablement à l’infini.

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