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À l’ombre de la ligne de fuite Une alternative des possibles

Par • 20 Oct 2020 • Catégorie: Actualités, Nouveautés

Ouvrage collectif. Sous la direction de :
Robert Ziavoula, Patrice Yengo, Abel Kouvouama
Format : 240*160 mm / Folio : 256 pages
Poids : 408 gr / Parution : 30/09/2020
ISBN : 978-2-84220-111-1 / Prix : 25€

Problématique

Les écrits qui sont rassemblés dans cet ouvrage ont fleuri patiemment pendant trois années consécutives à l’occasion des tables-rondes et séminaires co-organisés au sein de l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales (INALCO) à Paris, par le Centre d’Études en Sciences Sociales sur les Mondes Africains, Américains et Asiatiques (CESSMA) ; cela en partenariat avec le Laboratoire Identités, Territoires, Expressions Mobilités (ITEM) de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour et le Réseau Interdisciplinaire Afrique Monde (RIAM).
Les auteurs, Sonia Dayan-Herzbrun, Michèle Leclerc-Olive, Robert Ziavoula, Idrissa Mane, Lucette Labache, Abel Kouvouama, Régine Tchicaya-Oboa et Patrice Yengo ont entrepris individuellement et collectivement d’interroger ce que recouvrent entre autres les vocables suivants : clos, ouvert, ombre, ligne de fuite.
Certes, il y a plusieurs manières de les appréhender dans le domaine des sciences sociales et humaines. Cependant, en considérant les temporalités variées sous lesquelles on les appréhende, ainsi que les différents contextes socio-historiques et les multiples « foyers d’expériences » des individus, on est conduit à prendre en compte les manières de dire, de faire et de se représenter le monde, la nature, la culture, etc.
Ces mots et ces signes permettent implicitement, en tant que catégories de pensée et de pratique, d’analyser non seulement les concepts de frontière, de limite, de seuil, de transgressivité, mais également, d’identité, de subjectivité, de mémoire et de trace.
Quelles que soient les sociétés proches ou lointaines, le clos, l’ouvert, l’ombre, la ligne de fuite sont l’indice de traces laissées sur un espace donné (mur, tableau, rue, etc.), ou réfractant dans une zone soustraite au rayonnement lumineux. De même, parce qu’elle est marquée à la fois par des ombres, des lignes de fuite, la rue fascine, fait peur et attire tout à la fois. Elle donne à l’individu un sentiment de liberté et de plénitude. Identifier les différents acteurs qui occupent la rue, analyser les différents lieux où se déploient les notions de clos, d’ouvert, d’ombre, de ligne de fuite, telle est la matrice des textes réunis dans cet ouvrage collectif.

Présentation des Auteurs

− DAYAN-HERZBURN Sonia, Sociologue et philosophe, Laboratoire du Changement Social et Politique (LACSP) de l’Université de Paris et membre du Réseau Interdisciplinaire Afrique Monde (RIAM), Paris. Mail : soherzbrun@yahoo.fr.

− KOUVOUAMA Abel, Anthropologue et philosophe, Laboratoire Identités, Territoires, Expressions, Mobilités (ITEM) de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour et membre du Réseau Interdisciplinaire Afrique Monde (RIAM), Paris. Mail : abel.kouvouama@univ-pau.fr.

− LABACHE Lucette, Sociologue, membre du Réseau Interdisciplinaire Afrique Monde (RIAM), Paris. Mail : llabache@free.fr.

− LECLERC-OLIVE Michèle, Sociologue, mathématicienne, Institut de Recherche Interdisciplinaire sur les Enjeux Sociaux (IRIS/CNRS/EHESS) et membre du Réseau Interdisciplinaire Afrique Monde (RIAM), Paris. Mail : mleclerc@ehess.fr.

− MANé Idrissa, Docteur, anthropologue et historien. Diplômé de l’UPPA et de l’UCAD, chercheur associé au Laboratoire Identités, Territoires, Expressions, Mobilités (ITEM), membre de RIAM (Réseau Interdisciplinaire Afrique Monde) FMSH Paris, Consultant international, Mail : idrissa_mane@yahoo.fr.

− TCHICAYA-OBOA Régine, Sociologue, Université Marien Ngouabi de Brazzaville (Congo) et membre du Réseau Interdisciplinaire Afrique Monde (RIAM), Paris. Mail : reginetchicaya@yahoo.fr.
− YENGO Patrice, Anthropologue et pharmacologue, Institut des Mondes Africains (IMAF) de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) et membre du Réseau Interdisciplinaire Afrique Monde (RIAM), Paris. Mail : patriceyengo@hotmail.com.

− ZIAVOULA Robert, Géographe, Centre d’Etudes en Sciences Sociales sur les Mondes Africains, Américains et Asiatiques (CESSMA) de l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales et membre du Réseau Interdisciplinaire Afrique Monde (RIAM), Paris. Mail : reziavoula@gmail.com.




Rapport Moral et d’Orientation du Parti Progressiste Congolais

Par • 21 Août 2020 • Catégorie: Café littéraire

Auteurs : Jean Félix-TCHICAYA
Présentation : Marcel POATY
Format : 210*135 mm / Folio : 64 pages
Poids : 95 gr / Parution : 20/08/2020
ISBN : 978-2-84220-108-1 / Prix : 10 €

Problématique

Le Rapport Moral et d’Orientation rédigé par Jean Félix-Tchicaya, pour le dernier congrès du Parti Progressiste Congolais, représente, à sa manière, un testament politique.
Trois ans avant sa mort, il demeure le dernier écrit politique d’envergure de Jean Félix-Tchicaya, dans lequel il livre le bilan de son action politique, réaffirme son anticolonialisme à toute épreuve, exprime sa foi dans la construction d’une communauté franco-africaine. Cette dernière verra bien le jour, mais durera très peu de temps. Elle sera vite remplacée, par les indépendances nominales.
Sa vision prémonitoire, des rapports ultérieurs entre l’Europe et l’Afrique, soixante deux années après (1958-2020), demeure encore d’actualité. Pour Jean Félix-Tchicaya :
« L’Afrique et l’Europe peuvent être complémentaires, à condition que cette complémentarité se fasse – et c’est cela le point crucial – dans l’égalité et la dignité.
Nous voulons éviter une union Eurafricaine où l’Afrique serait uniquement le réservoir des matières premières, au profit des pays européens, et qui aboutirait à un néo-colonialisme condamné par l’Histoire.
Il s’agit bien d’organiser la solidarité économique des deux continents en dehors de l’esprit colonial qui a creusé un fossé, parce qu’il reposait sur le sentiment de la domination. »

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Boueta Mbongo, Héros des premières heures

Par • 21 Août 2020 • Catégorie: Actualités, Évènements

Auteur : Isidore Leroy LOUENGO
Présentation : Achille KISSITA
Format : 220*150 mm / Folio : 294 pages
Poids : 407 gr / Parution : 20/08/2020
ISBN : 978-2-84220-104-3 / Prix : 22€

Problématique

Ce récit historique restitue l’épopée romancée de Boueta Mbongo à la fin du XIXème siècle, dans le territoire du Congo-Français. Isidore Leroy Louengo, s’est appuyé sur des témoignages oraux, transmis par les anciens, pour écrire ce texte.
Boueta Mbongo, Héros des premières heures est un texte qui restitue le choc résultant de la rencontre entre les populations Kongo et les colons français. Ces Kongo, installés sur la rive droite du fleuve Congo, cohabitent pacifiquement avec les Téké. Ils deviendront, par le hasard du partage de Berlin en 1885, des sujets français.
Boueta Mbongo est farouchement opposé à l’entreprise du capitaine Marchand, mandaté par Pierre Savorgnan De Brazza, consistant à soumettre les autochtones au détriment de leurs intérêts vitaux. Les colons français souhaitent s’approprier les routes commerciales existantes, en imposant les corvées de portage et de travail forcé, sous la contrainte des tirailleurs sénégalais et autres mbulu-mbulu (miliciens), recrutés en Afrique de l’Ouest d’une part et localement − parmi les bimpumbulu (marginaux, bandits, …) de la société congolaise − d’autre part.
Le chef de terre Boueta Mbongo − commerçant le plus influent de sa contrée − gère le trafic sur la route qui relie N’Tamo (Brazzaville) à Manianga, en passant par Kimpandzou son fief.
Pour briser la révolte légitime des habitants de Kimpanzu, De Brazza envoie le lieutenant Lucien Fourneau, avec une cohorte de tirailleurs, combattre le résistant Malonga Mi-Mpanzu. Le 11 novembre 1898, Fourneau est blessé au combat, et Bouéta Mbongo tombe sur le champ de bataille. Son corps est décapité et jeté dans les eaux de la Lufulakari.

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André Grenard MATSOUA : Les fondements de l’Amicale

Par • 2 Fév 2020 • Catégorie: Contributeurs et auteurs

  • Auteur : Bruce MATESO
  • Préface : Abel KOUVOUAMA
  • Format : 220*150 mm / Folio : 216 pages
  • Poids : 285 gr / Parution 01/02/2020
  • ISBN : 978-2-84220-107-4 / Prix : 25€
  • « Il serait donc indispensable de savoir si la dite Association qui semble encore n’être qu’en puissance n’a cependant point d’accointances avec des milieux métropolitains ou étrangers, aux doctrines subversives.
  • Il importe pour le bien de nos indigènes de l’Afrique Équatoriale Française de les soustraire à l’influence de leurs congénères qui rêvent de jouer auprès d’eux le rôle néfaste d’un Marcus Garvey ».
  • Tels sont les mots du gouverneur général de l’Afrique Équatoriale Française (AEF) Raphaël Antonetti auprès du ministre des colonies Léon Perrier à propos de l’Association Amicale des Originaires de l’Afrique Équatoriale Française et de son leader André Matsoua Ma Ngoma dit Grenard.
  • L’Association Amicale des Originaires de l’Afrique Équatoriale Française, appelée Mikale par les Congolais, est créée le 21 juillet 1926, sous la houlette de André Grenard Matsoua à Paris. Elle dispose des sections africaines à Brazzaville, Pointe-Noire, Léopoldville (actuelle Kinshasa) ainsi qu’en Oubangui-Chari (actuelle République Centrafricaine).
  • L’ Amicalisme porte la signature du parcours politique de Matsoua. En revanche, le Matsouanisme, mouvement religieux, qui découle de sa présumée mort en 1942, fait de Matsoua une figure du Messie, par l’influence du judéo-christianisme. Et cette actualité messianique est la plus connue dans l’imaginaire collectif congolais et/ou africain.
  • Dans la mémoire contemporaine, en effet, la figure de Matsoua est plus identifiée comme relevant d’un messianisme qui a poussé les Congolais, et plus précisément les Kongo à une résistance passive, voire active durant les années 30, contre l’administration coloniale française (M’zingu wa falanka tatu, la guerre des Trois Francs).
  • Cet ouvrage dévoile les bases de l’Amicalisme, de ses origines à la première arrestation de Matsoua en 1929. Il analyse les fondements du nationalisme congolais et ses interactions avec le panafricanisme.
  • à la lumière des documents issus des archives d’Outre Mer, notamment ceux de son premier procès, l’objectif est d’identifier la nature réelle de l’Amicalisme. Est-ce un mouvement remettant en cause les modalités de la colonisation ? Quelle est la nature du mouvement, proto-nationaliste ou nationaliste ?… Quelle est l’originalité de l’Amicalisme par rapport à des mouvements similaires dans les autres colonies ?
L’auteur : Originaire du Congo, Bruce MATESO est actuellement inscrit à l’école doctorale d’histoire de l’Université Paris 1, Panthéon, Sorbonne.
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En dédicace Le samedi 08 février 2020 à la Sorbonne Amphithéâtre TURGOT

Paari éditeur inaugure la décennie 2020-2030 intitulée :
 » La décennie André Grenard MATSOUA« 
Il s’agit d’une série d’événements culturels autour de l’oeuvre d’André Grenard Matsoua. Laquelle oeuvre aura 100 ans au courant de cette décennie. Les problèmes posés par l’engagement politique d’André Grenard Matsoua demeurent d’actualité.

Lieu : Centre Sorbonne, Amphi : TURGOT
17, rue de la Sorbonne
75005 Paris
Date : Samedi 08 février 2020
Heure : 14 heures – 18 heures

Invitation à l’inauguration de l’Événement « 2020-2030 la décennie MATSOUA »

Pour la réservation de vos places à l’amphithéâtre TURGOT, Plan Vigipirate oblige, la Sorbonne impose une inscription préalable et gratuite.
Cliquer sur le lien ci-dessous pour vous enregistrer :
https://www.weezevent.com/panafricanisme-ou-nationalisme-co…



Les confidences d’un déraciné

Par • 25 Mar 2019 • Catégorie: Contributeurs et auteurs

Dominique M’Fouilou

Les confidences d’un déraciné (Roman)

Folio : 190 pages, Format 210*135 mm

ISBN : 978-2-84220-105-0, Prix : 18€

Pierre Massengo est un jeune Congolais de 20 ans qui concrétise son rêve de voyage pour la France. Parti de Brazzaville, c’est à Pointe-Noire qu’il emprunte le paquebot : « Le Lyautey », pour débarquer à Marseille au mois d’octobre 1963. Il découvre les merveilles et illusions perdues parisiennes, après un voyage par train.

Grâce à son logement, négocié depuis Brazzaville, il se stabilise à Paris et trouve du travail puis rencontre l’amour de sa vie.

L’existence du jeune immigré, qui a fondé un foyer avec Diane son épouse, paisible au départ, va se compliquer au fur et à mesure que le temps passe. Sa carrière professionnelle se fige, et il ne peut prétendre à aucune promotion, malgré ses diplômes obtenus, entre-temps, à Paris.

Victime de la discrimination, l’immigré Congolais devient obsédé, presque possédé par la dernière médaille grand or qui va clore ses quarante années d’ancienneté et de fidélité chez Gam Berger (GB), la société qui l’emploie.

Après quatre décennies rythmées par la routine du travail comme valeur cardinale, Pierre Massengo commence à se poser des questions existentielles, à travers cette récompense attendue. Il minore le précieux amour que Diane lui a apporté tout au long de sa vie, au profit de cette dernière médaille qui le hante tous les jours. Et c’est là que transparait l’intimité d’une vie de couple, avec ses hauts et ses bas, ses heurs et tendresses, liés entre autres à ce réel paradoxe des couples mixtes. Malgré son mariage avec une Française, le Congolais demeure un immigré, géré tel quel.

Le directeur de la filiale de son entreprise n’est d’ailleurs pas tendre avec lui : « Écoutez, monsieur Massengo, vous avez de la chance d’avoir un travail. Il y a au moins trois millions de chômeurs… Dites-vous bien que vous travaillez ! Il y en a très peu qui peuvent en dire autant. Vous comprenez ? Alors estimez-vous heureux. »



Littérature et Inférences Anthropologiques

Par • 25 Mar 2019 • Catégorie: kongo kultur, Livres

Abel Kouvouama,

Littérature et Inférences anthropologiques, Folio 160 pages, Format 220*15 mm,

Isbn : 978-2-84220-100-5, Prix 20€

Parution 14/03/2019

Littérature et Inférences anthropologiques

Les sociétés contemporaines et les individus éprouvent au quotidien le besoin toujours croissant de comprendre la richesse de la diversité culturelle et sociale. Littérature et inférences anthropologiques, ce sont des choses écrites et des choses dites ici et ailleurs touchant à l’anthropologie, à la sociologie, à la philosophie et à la littérature dont il est question. Ces inférences anthropologiques,  inaugurées dans ce texte par le mythe de Mudumango (l’homme-panthère), regroupent des textes d’âges différents à valeur épistémologique, interdisciplinaire et ayant non seulement une certaine unité thématique, méthodologique, mais concernent également des terrains proches et lointains, des mondes sociaux, des espaces géographiques du Congo-Brazzaville et de France compris entre 1978 et 2018.

L’imaginaire et le pouvoir sont explorés ici à travers la question de l’État et de l’identité culturelle ethnique. Et dans le rapport de l’anthropologie à la littérature dans l’espace d’Afrique centrale notamment, il s’agit de souligner l’importance des mots dans les textes écrits comme dans l’oralité chez les écrivains congolais. Ainsi, l’étude interdisciplinaire de la formation des subjectivités dans les sociétés d’Afrique Centrale permet-elle d’appréhender aussi la question du rapport individu/communauté dans le champ littéraire ? De réfléchir sur les nouveaux contextes sociaux, économiques et politiques où se construisent les nouvelles formes de subjectivité littéraire à partir des vecteurs de la mondialisation.

La pratique anthropologique se situe aux interstices de l’altérité et de l’identité ; elle invite à une pédagogie de la différence construite dans l’unité de l’humain. Espace de réflexion sur l’Autre et sur soi, espace d’engagement et espace d’expérimentation du social, l’anthropologie dans son renouvellement tant du point de vue des méthodes que des thématiques se doit d’associer de plus en plus le regard éloigné et le regard proche dans la transversalité des situations, des imaginaires sociaux et des systèmes symboliques. Les questions abordées dans cet ouvrage s’inscrivent dans un même continuum de pensée réflexive et critique. Professeur Abel Kouvouama



Les Noirs en France du 18ème siècle à nos jours

Par • 25 Mar 2019 • Catégorie: Café littéraire

Les Noirs en France du 18ème siècle à nos jours. Deuxième édition. 08 mai 2019.

Auteurs : Macodou Ndiaye et Florence Alexis

1ère publication : 14/03/2009, Folio 320 pages, 510 gr

ISBN : 978-2-84220-170-8, prix 25€

Cette enquête s’articule sur une chronologie d’événements occultés de l’histoire de France, comme les conditions de séjour des Noirs en France au 18ème siècle, les péripéties des différentes institutions issues de la Révolution Française confrontées à l’épineuse question de l’abolition de l’esclavage, les mouvements de révoltes à Saint-Domingue qui débouchent sur la première révolution décolonisatrice et la création de la République Noire d’Haïti inspirée par les préceptes de la Révolution française, ainsi que tous les bouleversements qui en découlent. La seconde abolition de l’esclavage amorce le mouvement d’émancipation des Antilles françaises.

Dans l’entre-deux guerres, la rencontre sur le sol français d’Afro-américains, d’Africains et d’Antillais favorise l’émergence de mouvements pan-nègres, politique, esthétique et littéraire. Ils vont s’employer à revaloriser les civilisations Nègres. L’arrivée des Noirs américains en France, avec le jazz, les danses, les sonorités nouvelles, bouleverse les canons musicaux et esthétiques du début du 20ème siècle.

Africains et Antillais prennent une part active aux deux conflits mondiaux de 1914 et de 1939, en payant un lourd tribut en vies humaines. Des figures de la Résistance émergent de l’anonymat et de l’oubli. L’après-guerre sonne le mouvement d’émancipation des Africains et des Antillais. La loi de Départementalisation des Antilles est votée en 1946, ainsi que la Loi Cadre de 1956, octroyant l’autonomie aux territoires d’Afrique. Mais au sortir de l’hécatombe de 1939, le Général De Gaulle va favoriser l’immigration pour les besoins de la reconstruction et du repeuplement de la France.

Nous avons voulu, par ce livre, faire un témoignage sur des hommes et des femmes qui ont longtemps cru à la France et en son génie puisé dans les préceptes de la Grande Révolution Française de 1789 : «  les hommes naissent libres et égaux en droit et en devoirs.  » Ce credo sera martelé par Nelson Mandela pour son combat contre l’odieux système de l’Apartheid : « Un homme, une voix ».

Puisse ce modeste livre constituer une part de l’étincelle pour alimenter le dialogue des peuples et des civilisations et forger un humanisme nouveau qui est l’essence même de la vie.

Macodou Ndiaye est Sénégalais. Journaliste à Sans Frontière, Baraka, Médias France Inter continents (MFI) à France 3 Rencontres, il a enseigné la philosophie, l’histoire et la sociologie politique à l’Université de Paris 8.  Journaliste correspondant en Afrique Australe, il a été membre du Conseil National pour l’Intégration des Populations Immigrées en France et Vice-Président de la Ligue Africaine des droits de l’Homme et des Peuples. Collaborateur de l’état du Tiers Monde (La Découverte), il dirige Mirador à Dakar.

Florence Alexis est franco haïtienne. Elle a travaillé à la collection des œuvres représentatives de l’Unesco, et chargée de mission à Afrique en Création, à Culture France, au Patrimoine culture du Ministère des DOM Tom. Elle a été Commissaire d’exposition sur La Rencontre des deux mondes vue par les peintres naïfs d’Haïti. Exposition présentée à l’Exposition Universelle de Séville en 1992 pour le cinquième centenaire de la découverte de l’Amérique.



Les origines du mal congolais

Par • 25 Mar 2019 • Catégorie: Contributeurs et auteurs, Évènements

Les origines du mal congolais

Auteur : Aimé Matsika,

13/03/2019, Folio 200 pages, 210*135 mm,

ISBN : 978-2-84220-101-2, Prix 20€

Les origines du mal congolais

Dans ce livre, Aimé Matsika s’impose une double exigence :

-S’acquitter d’un devoir de mémoire et ; 

-Laisser en guise d’héritage politique, aux futures générations, quelques propositions susceptibles d’aider à la résolution complète et définitive du mal congolais.

Il évoque la mort d’André Grenard Matsoua et ses rapports avec le Président Fulbert Youlou. La mort d’André Grenard Matsoua, qui demeure encore aujourd’hui une véritable énigme, était devenue à travers son usage par le colonialisme français, un outil de manipulation. Pour mettre fin à cette manipulation coloniale qui consistait à voter pour les ossements (Bihisi) de Matsoua, Matsika et ses amis vont recourir à l’abbé Fulbert Youlou en qualité de leader politique provisoire.

Paradoxalement, les rapports d’Aimé Matsika avec l’abbé Fulbert Youlou, devenu Président de la jeune République du Congo, en 1960, ont pris au fil du temps un tour tragique.

La seconde exigence consiste de penser cette histoire afin d’en tirer des leçons. L’auteur récuse l’idée que la Conférence Nationale Souveraine (CNS) serait le point de départ du renouveau politique au Congo, en ce qu’elle opère le retour à la démocratie abandonnée depuis août 1963. Il déplore principalement l’immaturité politique des acteurs de l’Inutile Conférence Nationale Souveraine. Il fustige en particulier les membres de la Commission Constitutionnelle qui, en lieu et place d’une réflexion sur le fondement et le contenu d’une constitution pour l’instauration d’une véritable démocratie au Congo, ont fait preuve de paresse intellectuelle en recopiant la constitution de la Vème République en France. De sorte qu’au lieu de régler les multiples problèmes politiques congolais advenus depuis l’accession du territoire du Moyen-Congo à la majorité politique avec la Loi-cadre en 1956, la CNS les a, en définitive, plutôt aggravés.

L’auteur formule des propositions pour résoudre les contentieux politiques. Le contentieux fondamental, celui lié aux événements de 1959, gouverne encore, par ses effets néfastes sur l’unité et la concorde nationales, à travers ce que l’auteur appelle « Le revanchisme nordiste ».

Il invite ainsi à un nouveau moment politique fondateur, à travers une convention de concorde nationale, qui doit s’entendre comme une véritable négociation objective et pacifique entre les différentes nations ethniques constitutives du peuple congolais, comme unique remède au mal congolais. Le testament politique d’Aimé Matsika est clair : « Il faut refonder l’État-Nation par une convention de concorde et d’unité nationale librement négociée et conclue entre toutes les composantes ethniques. Il faut une nouvelle constituante qui permette la jouissance de manière équitable de la souveraineté nationale ».



Cahiers Congolais de Métaphysique, n° 4

Par • 9 Fév 2019 • Catégorie: Café littéraire, Évènements

Cahiers Congolais de Métaphysique, n° 4, décembre 2018,
L’Humanisme en Questions,
Auteur : Charles Thomas Kounkou (Dir.)
Format : 220*150 mm, Poids 300 gr
ISBN : 9782842201692 ; Prix : 20€.

L’humanisme en questions

Dans ce numéro des Cahiers Congolais de Métaphysique, nous reprenons à nouveaux frais la question de l’humanisme. D’abord, en repensant la question de l’humanisme non pas comme humanisme juridique, mais comme humanisme métaphysique. Autrement dit, il s’agit, à rebours de l’humanisme juridique qui se fonde sur la revendication des droits de l’homme, de thématiser un humanisme ontologiquement et chronologiquement antérieur qui s’adosse à la connaissance et à la reconnaissance de la dignité de l’homme et que nous avons cru devoir penser comme humanisme métaphysique en raison de sa constitution onto-théologique. Nous examinons ensuite, à partir de la Lettre sur l’humanisme, mais non pas exclusivement, le rapport de Heidegger à la question de l’humanisme. Un rapport qui se présente comme un rapport de destruction de l’humanisme, dans la mesure où Heidegger montre que plus élevée, pour l’homme, s’avère non pas sa nature ou ses droits, mais sa proximité avec l’être. Nous analysons en outre le stade suprême de la modernité qui se laisse découvrir comme le moment de la transformation de l’homme. Une transformation qui vise en dernière analyse, en lieu et place de l’humanité, la création d’une post-humanité et d’une trans-humanité au moyen de la techno-science et à la lumière de l’idée de l’augmentation et de l’amélioration de l’homme. Nous accordons enfin une place particulière à cette figure singulière de l’anti-humanisme que constitue le colonialisme à travers la critique du finalisme de l’anthropologie coloniale. Une critique qui s’opère avec les ressources qu’offre la philosophie de Spinoza.

Note sur les auteurs des articles

– Charles Thomas Kounkou, Docteur d’état en philosophie (Paris IV Sorbonne), Docteur troisième cycle en philosophie (Université de Tours), a enseigné à l’Université de Brazzaville.

– Orphon Prince Malouono, doctorant en philosophie de l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne.

– Guy Charlemagne Mouya. Docteur en philosophie (Université de Brazzaville).

– Auguste Nsonsissa, Docteur en philosophie, Habilité à diriger des recherches (HDR), Maître de Conférences à l’Université de Brazzaville. – Job Olivier Ikama, Doctorant en philosophie à l’Université de Paris I Panthéon-Sorbonne.




Le Cancer à l’épreuve de la relation Soignant-Soigné

Par • 9 Fév 2019 • Catégorie: Actualités, Contributeurs et auteurs

Auteur : Charlemagne Simplice MOUKOUTA
Format : 220*150 mm / Folio : 140 pages
Poids : 200 gr / Parution : 07/02/2019
ISBN : 978-2-84220-166-1 / Prix : 17€

Plaidoyer pour une approche psychopathologique et interculturelle

Le cancer, enjeu majeur de santé publique, fait appel à plusieurs approches qui infléchissent les pratiques sociales quotidiennes, le processus scientifique et la prise en charge des patients. Parmi celles-ci, figurent les approches génétiques, physiopathologiques, étiologiques, nosologiques, épidémiologiques et organicistes. En plus du traitement des symptômes somatiques, la prise en charge du cancer doit également prendre en compte les composantes psychopathologiques du sujet malade.

À cet univers soignant-soigné, il faut y adjoindre les réactions anxiogènes, dépressiogènes et traumatogènes générées par la maladie, pas uniquement du côté du patient ainsi que de sa famille, mais également chez le soignant qui, pour chaque sujet pris en charge, traverse une épreuve professionnelle et humaine uniques. L’exploration de l’environnement symbolique et mythique du patient, en mutation perpétuelle dans le contexte actuel des interactions culturelles, est une des voies royales qui permet de mieux saisir les représentations qui sous-tendent les croyances face à une telle maladie.

Cet ouvrage a pour ambition de donner des repères indispensables et ultimes visant à contribuer à une meilleure offre de soins chez les patients cancéreux sous l’aune des prismes de la psychopathologie et de l’interculturalité. Enfin, il permet de mettre en évidence le souci d’interdisciplinarité dans un environnement où des praticiens venus de divers horizons sont amenés à confronter leur pratique. Ces maillages et croisements permettent un dialogue fructueux sur l’offre global de soins, ainsi qu’une mise en commun heuristique et clinique des différents points de vue.

Charlemagne Simplice MOUKOUTA.

Docteur en Psychopathologie et Psychologie clinique, l’auteur est maître de Conférences, Habilité à Diriger des Recherches à l’Université de Picardie Jules Verne. Il exerce dans l’unité de psychogériatrie du centre hospitalier Philippe Pinel à Amiens.

Il intervient dans plusieurs institutions de formation dont l’École Nationale de Magistrature (E.N.M. Paris et Bordeaux), et à l’Institut de Formations en Soins Infirmiers (I.F.S.I. à Amiens). Il effectue également des missions d’expertise auprès de la Cour d’Appel du Tribunal de Grande Instance d’Amiens. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages et publications.