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Contributeurs et auteurs

Cahiers Congolais de Métaphysique Vol. 2&3, 2016 – 2017 : Lectures du Cogito cartésien

Par Café Littéraire • 17 août 2017 • Catégorie: Actualités, Contributeurs et auteurs

Cahiers Congolais de Métaphysique
Vol. 2&3, 2016 – 2017
Lectures du Cogito cartésien

Charles Thomas Kounkou (Sous la dir. de)
ARGUMENTAIRE :

Lectures du cogito cartésien


Il faut toujours revenir à Descartes. Car avec Descartes s’opère, sous le nom de philosophie moderne, le recommencement de la philosophie. Telle est la thèse qu’avancent l’idéalisme allemand et la phénoménologie. Si l’idéalisme allemand affirme bien le recommencement cartésien de la philosophie, l’enjeu d’une telle affirmation diffère pourtant de Hegel à Schelling. Alors que Hegel fait l’éloge du recommencement cartésien de la philosophie, Schelling  pense au contraire le recommencement  cartésien de la philosophie comme une seconde enfance et un retour de la philosophie à l’état de minorité.

La phénoménologie, qui annonce la « nécessité d’un recommencement radical de la philosophie », revendique, dans cette perspective, une ascendance cartésienne. Même si cette revendication, que formule Husserl, s’accompagne chez Heidegger d’une certaine réserve au regard de l’instauration cartésienne de la métaphysique de la subjectivité.

«  Lectures du cogito cartésien » rassemble, conformément à son énoncé, des articles consacrés respectivement à l’équivocité du Cogito, à la relation de l’ego à Dieu et à la réception heideggerienne du Cogito. Mais également des articles qui portent sur le travail des philosophes dont l’œuvre se construit, en partie,  à travers un dialogue avec Descartes. Notamment Locke dont les réflexions sur l’identité personnelle sont analysées à la lumière du Cogito cartésien. Et Hobbes dont la rationalisation des passions politiques est pensée ici en continuité et en rupture avec l’entreprise galiléenne de mathématisation de la nature. L’article sur l’herméneutique chez Schleiermacher et Dilthey, qui clôt le deuxième numéro des Cahiers congolais de métaphysique, complète en réalité le dossier du premier numéro de la revue sur « Herméneutique et phénoménologie ».

Charles Thomas Kounkou

ABSTRACTS RESUMES

Cahiers Congolais de Métaphysique, vol. 2/3, 2016-2017

1– Sur l’équivocité du Cogito cartésien

Charles Thomas Kounkou

ABSTRACT

Cartesian cogito is not univocal, but equivocal. Indeed, there are two different expressions of Cartesian cogito. First, the expression of Discours de la méthodeJe pense, donc je suis. And then, the expression of Meditationes de Prima philosophiaeEgo sum, ego existo. These expressions appear in 1637 for the first and in 1641 for the second.  We propose in this work to read through the prism of these two Cartesian cogito expressions three difficulties of Cartesian metaphysics. The first difficulty is about on character non-syllogistic of Cogito. The second difficulty is based on the reduplication of being through reference to existence in Cogito expression of Meditationes de Prima philosophiae. The third difficulty, which does not come from to the deployment of Cartesian metaphysics, but his reception, refers to the interpretation of Cartesian cogito as a performance.

RéSUMé

Le Cogito cartésien n’est pas univoque, mais équivoque, puisqu’il donne lieu à deux énoncés distincts. D’abord, l’énoncé qui apparaît en 1637 dans le Discours de la méthode – « Je pense, donc je suis ». Et ensuite, l’énoncé qui s’instaure en 1641 dans les Meditationes de Prima Philosophia – « Ego sum, ego existo ». Nous proposons, dans cet article, de relire au fil conducteur de ces deux énoncés du Cogito, trois difficultés de la métaphysique cartésienne. La première difficulté a trait au caractère non-syllogistique du Cogito du Discours de la Méthode. La seconde difficulté se fonde sur le redoublement de l’être à travers la référence à l’existence dans l’énoncé du Cogito des Meditationes. La troisième difficulté enfin, qui relève non pas du déploiement de la métaphysique cartésienne, mais de sa réception, participe de la dimension performative du Cogito.


2– L’ego sum et l’idée de Dieu dans les Méditations métaphysiques de Descartes

Patrick Datsyn Mboungou

ABSTRACT

Caterus noticed in the ego sum statement the confusion of Descartes between the finity and the infinity, because what can exist by itself has no exterior cause. This implies that it possesses a divine nature. Yet it should be considered that this interpretation of the ego sum which is related to an anterior situation to the discovery of a clear and distinctive idea of God has no foundation. If in the first point of this article we have explained how the ego goes of God being able to do everything to a clear and distinctive idea of God. Secondly, we have clearly demonstrated that Caterus analysis is about the ego sum of the second meditation is groundless. The confusion about the interpretation of the cogito statement can then be taken as proof. In fact, the fact of thinking doesn’t clearly demonstrate by the third meditation in which Descartes shows the cause of the ego sum in God. Thus, the ego is certain that he thinks because he has the idea that he thinks. So when Descartes writes “I exist”, it doesn’t mean  the fact of existing which  consist on the fact of thinking, but from the idea  or representation which is conscience of this action, justifying the repetitive use of the following statement “I am, I exist”. The certainty of the existence results from the conscience of the action of thinking thanks to which I can be certain of my existence. The ego sum statement doesn’t imply the existence but the conscience of the existence.

RéSUMé

La découverte de l’idée du Dieu véridique dans la Troisième Méditation a eu pour effet d’entraîner une évolution de l’être de l’ego sum de l’infinité à la finitude réelle ; ce que nous avons montré en recourant à l’élucidation des différentes figures de l’idée de Dieu dans les Méditations métaphysiques. En effet, notre point de départ est une objection de Caterus dans laquelle il se livre à une interprétation du Cogito de Descartes. Selon Caterus, l’ego de Descartes est en même temps qu’il pense, ce qui signifie qu’il est par soi comme Dieu. L’être par soi est le mode d’être qui échoie à l’ego. Or, dès la Troisième Méditation, Descartes montre que l’idée du Dieu trompeur est sans objet, au contraire de celle d’un Dieu véridique. Ne pouvant être la cause de cette idée, l’ego sum découvre sa finitude réelle. Mais on peut se demander si Caterus a bien compris Descartes. Car nous pensons qu’il se trompe sur l’usage que fait Descartes du terme par soi. Si l’ego se comprend aisément dans la formule du Cogito être par soi, cela ne s’entend pas relativement à Dieu mais au corps comme cela est clairement dit dans le Discours de la Méthode, ainsi que nous le montrons en la troisième  partie de notre texte.


3– Heidegger lecteur de Descartes : Ego cogito, ergo sum

Orphon Prince Malouono

ABSTRACT

This article’s ambition is to comprehend Descartes’ cogito by going through its Heidegger’s reading. Raised up to the first principle of his philosophy that Heidegger questioned, this is that Descartes’ evidence : “I think, therefore  I am.” The object of our questioning in this present meditation aims at first the essence of the “ego” of the “self” in such that it is fundamentally determined by the though; then, it attempts to establish the internal and intimate cohesion that ties up between the being and the mind. Since the ego is thinking in his essence, in his thought, the ego is himself taken as the first object. In the cogitatio, the ego is the first cogitatum; this last who is always set as the foundation of all representation. The being of the man-his self is in effect the first stuff that fills its first perception to purvey the firm ground upon all other perceptions of things find an assured foundation. It is in that that Heidegger says that with Descartes the essence of the man has become the Subjectum, smashing him up therefore. Being himself the foundation of the thought, the ego exists only in the extent that it is entirely in his thinking being- the thinking act. The “I think ; therefore, I am” does not intend/imply the consequence of the thought; controversially, the wording establishes the indefectible union of the being and the thought; for, to think one must be, and the ego is only thinking in his being.

RéSUMé

Cet article ambitionne de comprendre le Cogito de Descartes en partant de la lecture que Heidegger lui consacre. C’est l’énoncé de Descartes : «  je pense, donc je suis », élevé au rang de premier principe de sa philosophie que Heidegger révoque en doute. Dans ce but, il saisit d’abord l’essence de l’ego, du « Je » en tant qu’il est déterminé fondamentalement par la pensée, puis tente d’établir la cohésion interne et intime qui se noue entre l’être et la pensée. Puisque l’ego est dans son essence penser, dans sa pensée, l’ego lui-même est pris à titre de premier objet. Dans la cogitatio, l’ego est le premier cogitatum, celui-là même qui est toujours posé comme fondement de toutes mes représentations. Heidegger laisse entendre qu’avec Descartes, l’essence de l’homme est devenue Subjectum, le gisant au fond. Comme fondement de la pensée, l’ego n’est que dans la mesure où il est entièrement en son être penser. Le « je pense, donc je suis » n’entend pas faire de l’être la conséquence de la pensée, bien au contraire, l’énoncé établit l’union indéfectible de l’être et de la pensée. Car pour penser, il faut être ; et l’ego n’est en son être que penser.


4De l’inné et de l’acquis : le problème de l’identité personnelle chez Descartes et Locke

David Mavouangui Vangou

ABSTRACT

The second Metaphysical meditation of Descartes and the second book of the Essay concerning Human Understanding revolve, to a certain extent, around the same philosophical problem. This problem can be summarized in the following question: What is the essence of the soul in relation to a body which supposedly deceives us a few times? This question brings us to another one. What makes man or a person? Even if Descartes is not really interested by the identity matter, he responds by using the attributes of the soul. Whereas for Locke, identity finds its meaning only in the empirical determinations of the name with which it is associated. Taking for example the talking parrot story, Locke thinks that the attributes of the soul raises a problem of incompleteness. We need to see that John Locke rejects innate theses by using Aristotelian proposition ‘’ It is impossible that one thing is and not at the same time’’ like a pretext. In truth, it is a veiled criticism that he addresses to Descartes. The strange similarity on the order of redaction of the question of identity in their respective works proves it. The second book of the Essay refers to the second Meditation as to an opposite.

RéSUMé

La deuxième Méditation métaphysique de Descartes et le second livre de l’Essai sur l’entendement humain de Locke s’articulent, dans une certaine mesure, autour d’un même problème philosophique : quelle est l’essence de l’âme, face aux supposées tromperies du corps ? Cette question suppose sans conteste une autre : qu’est-ce qui fait l’homme ou la personne ? Descartes répond en faisant recours aux attributs de l’âme – bien qu’il ne s’intéresse pas véritablement aux thèses sur l’identité. Selon Locke, l’identité ne trouve son sens que dans les déterminations empiriques du nom auquel elle est associée. En prenant pour exemple l’anecdote du perroquet qui parle, Locke pense même que le recours aux attributs de l’âme (comme le fait Descartes) soulève un problème d’incomplétude. Il faut dire que si Locke récuse les thèses relatives à l’inné en prenant pour prétexte la proposition aristotélicienne : « Il est impossible qu’une chose soit et ne soit pas en même temps », c’est en réalité une boutade qu’il adresse à Descartes, à travers un dialogue implicite. L’étrange similitude de l’ordre d’évocation de la question de l’identité dans leurs ouvrages respectifs le prouve. Le second livre de l’Essai se rapporte à la Seconde Méditation comme à un contraire.


5Le langage dans la méthode résolutive compositive de Galilée à Hobbes

Charles Le Bon Nkourissa

ABSTRACT

It is a matter of examining elements which would justify a rapprochement between Galileo and Hobbes, considered as two initiators of the scientific revolution, one in physics and the other in political science. The analysis will be conducted from their methodological approach essentially defined by Mathematics which are for the two authors the norm of demonstration because they reveal the truth in their content and form. In this, emphasis will be put on experience as a determining factor of the certainty of reasoning in both authors insofar as it allows going from the principles and causes of human knowledge to deduce from it the knowledge of singular things both in physics and political science. This experience will be the subject of rupture of the two authors with the Aristotelian tradition that relies on formal logic as certainty of reasoning while only mathematics in relation with physics, constitute the most rigorous method of thinking, capable of giving all its value to the knowledge of the nature of physics for Galileo and Hobbes. Then we will establish divergent elements in both authors ‘approach. For Galileo the object of the method is the physical nature, on the other hand, for Hobbes the object of the method is passions and interests of men. Consequently we move from the mathematisation of the nature to the probability of the mathematisation of the political language. However, would it be legitimate to evoke the scientificity of this method in Hobbes where it is deployed in passions which are unpredictable ? Would it be a matter of the same resolute compositive method from Galileo to Hobbes ?

RéSUMé

Il est question d’examiner les éléments qui justifient d’un rapprochement entre Galilée et Hobbes, considérés comme deux initiateurs de la révolution scientifique, l’un en physique et l’autre en science politique. L’analyse est menée à partir de leur démarche méthodologique essentiellement définie par les mathématiques, qui sont pour les deux auteurs, la norme de la démonstration, parce que révélatrices de vérité dans leur contenu et dans leur forme. L’accent est mis, d’une part, sur l’expérience comme élément déterminant de la certitude du raisonnement chez les deux auteurs, dans la mesure où elle permet de partir des principes et des causes de la connaissance humaine pour en déduire la connaissance des choses singulières, tant en physique qu’en science politique. Et d’autre part, sur l’expérience comme objet de la rupture des deux auteurs avec la tradition aristotélicienne, qui s’appuie sur la logique formelle comme certitude du raisonnement, tandis que seules les mathématiques, en rapport à la physique, constituent la méthode de pensée la plus rigoureuse, capable de donner toute sa valeur à la connaissance de la nature physique pour Galilée et Hobbes. Ensuite, nous établissons quelques éléments divergents dans la démarche des deux auteurs. Pour Galilée, la méthode vise essentiellement la nature physique, alors qu’elle s’attache aussi, à côté de la nature physique, chez Hobbes, à la nature de l’homme, c’est-à-dire aux passions humaines. Dès lors, nous passons de la mathématisation de la nature à la mathématisation du langage politique. Toutefois, est-il légitime d’évoquer la scientificité de cette méthode chez Hobbes où elle se déploie dans les passions qui sont, par nature, imprévisibles ? S’agit-il de la même méthode résolutive compositive de Galilée à Hobbes ?


6– L’herméneutique chez Schleiermacher et chez Dilthey : de l’interprétation des textes à la quête du fondement des sciences sociales.

Augustin Rugwiro

ABSTRACT

From antiquity to the modern era, hermeneutics could only be considered as far as texts analysis was concerned. But if before Schleiermacher it was perceived essentially as an organon of texts understanding, thanks to him this area of study has become a true science of the comprehension theory. The concept of understanding in the Schleiermacher’s approach inspired Dilthey, particularly in the hermeneutic universality which transcends the specificity of different fields of texts. The merit of Dilthey would be to have shown how the future of social sciences is essentially founded on hermeneutics. From the “interpretation and understanding” of texts to “interpretation and understanding” of human phenomena, hermeneutics is enriched in its conception as opposed to the positivist approach of the human sciences developed by August Comte.

RéSUMé

Depuis l’antiquité jusqu’à l’époque moderne, l’herméneutique ne pouvait être envisagée que dans le cadre des textes. Mais si avant Schleiermacher, elle était perçue essentiellement comme un organon de la compréhension des textes, avec lui elle s’est constituée en une véritable science, celle de la théorie de la compréhension. Le concept de compréhension dans son approche schleiermachérienne a inspiré Dilthey, notamment en son universalité qui transcende la spécificité des différents domaines  textuels. Le mérite de Dilthey est d’avoir montré comment le devenir des sciences de l’esprit est essentiellement fondé sur l’herméneutique. De « l’interprétation et de la compréhension » des textes à « l’interprétation et à la compréhension » des phénomènes humains, c’est l’herméneutique qui s’enrichit dans sa conception, en opposition avec l’approche positiviste comtienne des sciences sociales. Comme on peut s’y attendre, ce texte constitue essentiellement une approche historique.

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Femmes et autres musiques

Par Café Littéraire • 31 oct 2016 • Catégorie: Contributeurs et auteurs


Femmes et autres musiques

Auteur : Alain Tavernier
Format : 110 mm*180 mm / Folio : 120 pages
Parution : 01/11/2016
ISBN : 2-84220-097-8
Prix : 10 €

Problématique de l’ouvrage :

Ce sont des textes poétiques, parfois autobiographiques que Alain Tavernier livre au public. Il s’agit d’une déambulation livresque centrée autour de la femme, qu’un homme se propose de dévoiler, sans tabous, dans un monde normé et normalisé par des coutumes parfois coupables d’abus et de silence.

« La muse qui m’a véritablement mis le pied à l’étrier est une femme que j’ai rencontrée par un froid glacial alors que j’étais venu voir un excellent documentaire sur les monstres marins…

Tous les personnages féminins que j’ai pu croiser depuis elle, je les ai habillés avec sa fluidité et son amour de la musique, du verbe… »

Cet ouvrage dévoile le réel quotidien de nombreuses existences, et procède en certains endroits de curieux parallélismes, comme dans Ambiguïtés.

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L’auteur : Alain Tavernier est écrivain.



Lettre du Pool n°2-3 : Crimes de masse et Décivilisation dans le Pool. Pourquoi l’indifférence?

Par Café Littéraire • 14 oct 2016 • Catégorie: Actualités, Contributeurs et auteurs

Lettre du Pool n° 2-3, octobre 2016

Crimes de Masse et Décivilisation dans le Pool. Pourquoi l’indifférence?

Auteur : Guy Aurélien Mankessy (sous la dir. de)
Format : 297mm*420 mm / Folio : 12 pages / Poids : 50gr / Format A3
Parution : 10/10/2016 / impression quadri
ISBN : 2-84220-096-1 /
ISSN : 2490-9955  /  Prix : 6 €
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Crimes de masse et décivilisation dans le Pool. Pourquoi l’indifférence ?

Par Emo Ntsiabaro

Une réalité qui questionne

Lorsque les outils juridiques internationaux deviennent inopérants pour qu’une population donnée puisse jouir de sa dignité humaine, et que sa survie en tant que membre de la famille humaine est menacée, pire, vouée à une extermination programmée sur le sol de ses ancêtres, cet ethnocide ne peut être que celui d’une multiplicité d’acteurs qui opèrent sur les cinq continents.


On est alors en droit de s’interroger si la situation vécue dans département du Pool n’est pas au cœur d’une conspiration sans frontière.

Depuis la purge de sang  de mars 1977 avec le fratricide de Marien Ngouabi, et  l’éviction en février 1979 de Yhombi Opangault, son emprisonnement et la prise effective du pouvoir par Denis Sassou Nguesso, les ressortissants du Pool ont payé et payent encore un lourd tribut en vies humaines abrégées. Pour avoir été toléré dans le monde entier, le pouvoir de Brazzaville, depuis sa fin de règne annoncée par sa disqualification sans équivoque par le peuple souverain à l’occasion du scrutin présidentiel anticipé du 20 mars 2016, a systématisé les massacres  à grande échelle, sous le huis clos de la communauté internationale. Telle est la triste réalité que traduit le pogrom dans la région du Pool, commencé en décembre 1998 et qui s’est de nouveau amplifié depuis le 04 avril 2016, comme un volcan jadis endormi qui a repris son activité éruptive.


Un drame annoncé par les assassinats politiques des années 1977 à 1979.

Mars 1977, deux présidents de la République, Marien Ngouabi, Alphonse Massamba-Débat et un Cardinal, sont assassinés dans l’intervalle d’une semaine. Sans compter les témoins anonymes, des militaires en fonction ou certains officiers tels Kimbouala Nkaya abattu à domicile. Il fallait désigner des boucs émissaires expiatoires et fabriquer une idéologie ethno culpabilisatrice d’une certaine population comme béquille du régime naissant de Sassou Nguesso. Et la trouvaille sera simplement machiavélique :

« Bakongo ba bomi Marien », ce sont les Bakongo qui ont tué Marien Ngouabi . Il fallait donc leur faire payer ce forfait.. La cour révolutionnaire d’exception de février 1978, sacrifiera dix innocents tous ressortissants du Pool : Dianzenza Pierre, Kanza Daniel, Kianguila Daniel, Kinkoumba Etienne, Konda Albert, Kouba Grégoire, Mizelet Germain, Ndoudi-Nganga, Samba Dia Nkoumbi, Sissoulou Simon, seront tous fusillés au petit matin sans recours. Qui pis est, leurs dépouilles jamais remises à leurs familles, tout comme celle de l’ancien chef de l’état, Massamba-Débat, demeurent à ce jour sans sépultures. Comme on peut le comprendre, ces familles interdites de faire un quelconque rassemblement sous forme de deuil, demeurent terrorisées, traumatisées à vie.


Ainsi s’est formalisée la barbarie ethnique dans la gestion de l’état, qui continue jusqu’à ce jour. Ce qui corrobore  la critique de ce système politique, formalisée en son temps par Ange Diawara, sous le concept de l’OBUMITRI (Oligarchie Bureaucratique Militaro Tribale)

…..

L’ethnocide dans le Pool nourri par les prises de positions françaises ?

Comment expliquer la coïncidence entre les déclarations des autorités françaises en faveur de Sassou Nguesso et l’accentuation de l’ethnocide dans le Pool ? Le 30 juin 1998, le président français s’exprime à Luanda en ces termes : « Je me suis réjoui de l’intervention de l’Angola au Congo-Brazzaville, pour la raison simple que ce pays était en train de s’effondrer dans la guerre civile, de s’auto-détruire, et qu’il était souhaitable que l’ordre revienne. Il y avait quelqu’un qui était capable de le faire revenir, c’était Denis Sassou-Nguesso. Il lui fallait un soutien extérieur pour un certain nombre de raisons, l’Angola le lui a apporté» (François-Xavier Verschave, Noir Silence, Qui arrêtera la Françafrique, Paris, les Arènes, 2000, p. 16). Ce discours de Luanda, faisait suite au Droit de Veto de la France qui avait rejeté une résolution visant l’envoi d’une force onusienne de maintien de la paix, et d’interposition entre les deux belligérants Pascal Lissouba et Sassou Nguesso en 1997.

En décembre 1998, six mois après ce discours de Luanda, encouragé par ce satisfecit, commença la razzia,  à grande échelle, contre les populations civiles des quartiers sud de Brazzaville, du Pool, et des pays du Niari.

17 ans après, François Hollande autorise le référendum sur le changement de la constitution de 2002. Celle-ci, bien que taillée aux mensurations de Sassou Nguesso, limitait à deux le nombre de mandats du Président de la république, rendant ainsi possible une alternance démocratique en juillet-août 2016. L’opposition congolaise avait fait de cette alternance son cheval de bataille, et avait salué la position de fermeté prise par le président français François Hollande dans son discours de Dakar en 2014 ….

Les démocrates africains ont désormais compris que : « Les Congolais ne trouveront jamais dans l’espace francophone le soutien nécessaire pour faire prévaloir la justice, le droit, et la démocratie dans leur pays », pour prendre l’antithèse du discours dakarois du président français. Du 21 octobre 2015 au 04 avril 2016, il s’est écoulé six mois environ, comme en 1998, pour que le même ethnocide reprenne avec les mêmes acteurs, les mêmes prétextes, le même mode opératoire, tel un volcan qui sommeillait dans les entrailles de la Françafrique…. À suivre dans le journal.


édito : Quand le

machiavélisme emprunte les habits du « vivre ensemble »

Comme nous l’enseigne la fable de La Fontaine « tout flatteur vit au dépend de celui qui l’écoute »(le corbeau et le renard),  c’est bien ce que traduit la bonne farce et pire la duperie que cache mal la récente et surprenante découverte par les chantres du pouvoir absolu, des vertus désormais adjurées du « vivre ensemble ». D’où vient donc cette soudaine fascination pour ce concept aujourd’hui à la « Une » du discours  politique à Brazzaville ? En tout cas,  point n’est besoin d’être clerc pour constater que bien plus qu’un cheval de Troie, il s’agit assurément d’une autre forme de subterfuge planifiée, pour maquiller la réalité sociale congolaise telle qu’elle se donne à voir dans nos rues, nos quartiers, nos villes et nos campagnes.

La nation congolaise héritée de ses illustres pères fondateurs Opangault, Youlou, Tchicaya, n’existe plus que de par la carte du monde. La république espérée en 1960  a perdu son âme. Le rêve d’unité proclamé par la « congolaise » notre hymne nationale s’est progressivement estompé.


Et pour cause, les effets conjugués du tribalisme, des discriminations produites par  l’injustice sociale et le despotisme, de la corruption, de dépravation des mœurs, de la négation de la morale et de l’éthique et notamment des violations des droits et de l’extermination planifiée d’une partie de sa population. Autant de maux entretenus par ceux là même qui aujourd’hui veulent porter les habits du « vivre ensemble » comme pour se donner bonne conscience.


Le sentiment d’appartenance à une communauté homogène et solidaire, n’est plus qu’un lointain souvenir pour les citoyennes et citoyens congolais du nord au sud et de l’est à l’ouest.

En sourdine, plusieurs questions interpellent le bon sens : Peut -on imaginer que les parents congolais démunis qui ne peuvent nourrir leur maisonnée ou pis qui peinent à financer la scolarité de leurs enfants vont allègrement tendre la main à ceux de ces prédateurs des deniers publics et nouveaux riches ?… A suivre dans le journal


Lettre ouverte à Monsieur le Président de la République Française

Me Bernard Amédée N’GANGA

Ancien avocat au Barreau de Paris

Avocat au Barreau de Brazzaville


Monsieur le Président,

J’aurais aimé, ne point avoir à vous écrire, si votre silence flagellé ne me tînt pour peine infligée. Il s’agit du Congo-Brazzaville, Monsieur le Président. Il vous souviendra qu’à la suite de la conférence de la Baule, les peuples déconsidérés, prirent congé du monstre froid : Monsieur Denis Sassou-Nguesso.

Cinq ans plus tard, au prétexte mensonger d’un trouble de réveil matinal, l’occasion fût belle et trouvée d’une guerre. La France imposera proprio motu Monsieur Denis Sassou-Nguesso rejeton nazi, auteur d’un pogrom en 1998. En témoigne, l’affaire des disparus du Beach.

Pourquoi tant de haine et de mépris pour la race noire ?


Est-ce le code noir qui rend l’or noir plus important que la race noire ? Les valeurs d’humanisme et de justice seraient-elles informes à la protection des intérêts de la France, pour leurs préférer un nazi ? De propos délibéré, le vice aurait-il inhibé jusqu’à l’ignorance de l’excès entre 27 ans au pouvoir de Monsieur Blaise Compaoré au Burkina Faso et 32 ans de Monsieur Denis Sassou-Nguesso au Congo-Brazzaville ?… A suivre dans le journal




Panorama de la Littérature Orale du Loango. Etude des proverbes

Par Café Littéraire • 28 jan 2016 • Catégorie: Actualités, Contributeurs et auteurs, Évènements
Panorama de la Littérature Orale
du Loango
étude des proverbes
Auteur : René Mavoungou Pambou
Préface : Auguste Miabeto Ladi
Format : 150*220 mm / Folio : 328 pages
Poids : 310 gr  / Parution : 01/02/2016
ISBN : 2-84220-093-0 / Prix : 30 €
Argumentaire :
Ce panorama de la littérature orale est une œuvre majeure qui traite d’un pan de l’histoire, de l’ethnologie, de l’anthropologie, sinon du patrimoine culturel immatériel du peuple de Loango, ainsi que de ses proverbes.
Au travers de cette méthodique et rigoureuse taxinomie des genres littéraires oraux, ponctuée d’une illustration par le texte, on s’imprègne avec délectation de l’univers de significations d’un peuple.
L’auteur plante le décor historique sur l’origine du peuple de Loango aux environs du xiième siècle de notre ère, de son apogée en termes d’organisation sociale, politique et économique. À la lumière de son argumentation, l’auteur montre que « l’homme noir n’est pas assez entré dans les manuels d’histoire universelle, en raison du fait que l’histoire du continent africain et du peuple noir en général est édulcorée et falsifiée à dessein. »
C’est par les mázínà, ou la dation des noms que s’inaugure la seconde partie. Car « attribuer un nom, c’est donner une identité, faire accéder à une existence sociale, reconnaître un être vivant en tant qu’individu… » En effet, « la dation du nom en milieu traditionnel du Loango, comme partout chez les Kongo, n’a jamais été un acte aléatoire… » Enfin, viennent les contes, devinettes, berceuses et chansons diverses, venus du fond des âges.
Les trois dernières parties approfondissent l’étude du cíngánà, « proverbe ». Après l’énoncé des fonctions de ce genre littéraire, l’auteur aborde une analyse logico-formelle et stylistique. L’analyse sémantique d’une quarantaine de proverbes termine ce riche enseignement hautement pédagogique.
L’ouvrage apporte à l’humanité les galets d’une civilisation évanescente. En effet, si des langues entières sont menacées de disparaître ou plutôt disparaissent, du fait d’une glottophagie avérée, que dire des cultures et traditions des peuples qu’elles véhiculent ?
La culture du Loango, ainsi revisitée, peut désormais participer au grand rendez-vous du donner et du recevoir, dans ce monde qui sans cesse est en train de se muer en un village planétaire.
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L’auteur
René Mavoungou Pambou
Bowamona Keb’Nitu Wuta Lwangu
René Mavoungou Pambou est Docteur en ethnolinguistique. Études effectuées à Paris 5- Sorbonne, à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales (INALCO) et à Paris 7- Jussieu.
Ses recherches portent sur la culture du peuple de Loango dans une approche où l’ethnolinguistique sert de trame à une analyse pluridisciplinaire. Son ambitieux projet consiste en la sauvegarde des vestiges du glorieux passé de l’État de Loango.


L’ANTHROPOLOGIE DANS UN MONDE EN MOUVEMENT. Le lointain et le proche

Par Café Littéraire • 29 oct 2015 • Catégorie: Actualités, Contributeurs et auteurs, Évènements
L’ANTHROPOLOGIE
DANS UN MONDE EN MOUVEMENT
Le lointain et le proche
Auteur : Abel Kouvouama
Format : 148*210 mm / Folio : 208 pages / Parution : 02/11/2015
ISBN : 2-84220-090-9 / Prix : 20 €
Résumé :
L’anthropologie dans un monde en mouvement, tel est le titre retenu pour rendre compte du double processus révélateur de l’irruption de tout événement marqué d’une part, du sceau de la nouveauté, de l’inédit, de l’actualité, de la mobilité, et d’autre part, de l’épreuve, de l’agir et de l’incertain. Les figures par lesquelles se manifeste le mouvement sont nombreuses. Celles qui sont analysées dans cet ouvrage permettent, à travers des mouvements de pensée, d’en dessiner les contours dont le projet scientifique et pédagogique affleure de part en part. Elles permettent d’évoquer les problèmes centraux touchant, à partir des  « foyers d’expérience » d’ici et d’ailleurs, à l’anthropologie et son enseignement à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour, aux épistémès des sciences sociales et humaines en Afrique et en France, aux figures d’anthropologues, de sociologues, ainsi qu’aux figures « d’intellectuels collectifs ».
Les deux questions épistémologiques et théoriques relatives au relativisme et à l’universalisme sont bel et bien au centre de la démarche anthropologique contemporaine. Tous les praticiens de l’anthropologie sont, d’une manière ou d’une autre dans leur pratique, souvent confrontés à ces deux exigences fondamentales d’exercice du métier d’anthropologue. C’est pourquoi, la démarche critique des faits sociaux analysés dans cet ouvrage s’est
efforcée d’être attentive à ces questions.
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L’Histoire d’un rescapé de la dictature

Par Café Littéraire • 9 mai 2015 • Catégorie: Actualités, Contributeurs et auteurs, Évènements

L’Histoire d’un rescapé
de la dictature

Auteur : Balaam Faustin Facho
Folio : 70 pages,
Format : 110 mm*180 mm
Date de parution : 07 mai 2015
Prix Public T.T.C. : 10 €
ISBN : 2-84220-084-8

L’Histoire d’un rescapé de la dictature
Auteur : Balaam Faustin Facho

Résumé :

Ce récit politique de Ballam FaustinFacho fait apparaître les dérives du pouvoir politique tchadien.

Ancien ministre, l’auteur, pour avoir refusé de collaborer avec le régime d’Idriss Déby Itno, avait été persécuté dans son pays. Il avait échappé de justesse à un enlèvement, en ralliant nuitamment le Cameroun voisin à pieds.

A travers l’Union Nationale Démocratique (UND), l’auteur poursuit son combat politique afin que le Tchad puisse connaître une alternance démocratique.

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Contes Africains de Hinda

Par Café Littéraire • 25 avr 2015 • Catégorie: Actualités, Contributeurs et auteurs

Contes Africains de Hinda

Auteur : Taliane K. Djévèk

Folio : 32 pages, Format : 200mm*200 mm

Contes illustrés en quadrichromie

Date de parution : 22 avril 2015

Prix Public T.T.C. : 7,5 €

ISBN : 2-84220-086-2

Poids : 110gr

Description :

Cet ouvrage destiné à tous publics rassemble cinq contes bien illustrés, écrits dans un  style simple et compréhensible. Derrière chaque conte, se dissimule entre les lignes, une leçon de sagesse, ou une interrogation qui pousse à la réflexion.

Bien qu’ils soient africains, ces contes de Hinda, s’agissant par exemple de « l’hirondelle et le pigeon », nous font découvrir la géographie de l’hexagone…

Ce travail didactique, rapporté par Taliane, est à lire et à partager par tous les publics (enfants, adolescents, adultes, etc.).



La Parole est à Monsieur le Député Jean Félix-Tchicaya. Interventions à l’Assemblée Nationale 1945 – 1959

Par Café Littéraire • 4 fév 2015 • Catégorie: Actualités, Contributeurs et auteurs
La Parole est à Monsieur le Député
Jean Félix-Tchicaya.
Interventions à l’Assemblée Nationale
1945-1959
Auteur : Jean Félix-Tchicaya
Folio : 212 pages, Format : 148mm*220 mm
Date de parution : 24 janvier 2015
Prix Public T.T.C. : 20 €
ISBN : 2-84220-085-5

Problématique

Ce livre contient les discours et interventions du député Jean Félix-Tchicaya à l’Assemblée nationale, à Paris, entre 1945 et 1959.

Dans la tradition française du débat parlementaire, les règles du jeu politique font l’objet d’un large assentiment. Or le paradoxe de la présence des députés africains à l’Assemblée nationale vient du fait qu’elle inscrivait une sorte d’exception qui alors réalisait la promotion de la différence. Et c’est de la tribune de cette Assemblée, à l’adresse du Président du Conseil désigné (M. Guy Mollet), au cours de la Séance du 6 mars 1951, que Jean Félix-Tchicaya déclare :

« C’est en donnant à ces populations l’assurance que rien ne sera fait pour attenter à leurs droits de citoyen, à leur ardent amour de la liberté, que vous les trouverez toujours aussi résolues aux côtés de tous les républicains et de tous les démocrates de France. »

Il s’agit bien d’une parole politique, dite dans une instance démocratique, et qui affirme l’exercice de la critique du système. Elle permettra entre autres, l’adoption de mesures qui contribueront à corriger les excès du système colonial, comme l’abolition du travail forcé.

Tout au long des interventions de Jean Félix-Tchicaya à l’Assemblée nationale, il apparaît que son discours marque une volonté de reconnaissance, mais aussi d’affirmation de la personnalité politique des colonies. A travers ce discours au contenu politique et militant avéré, Jean Félix-Tchicaya s’affirme comme un acteur qui s’inscrit dans la perspective d’une identité discursive reconnue. Celle-ci fonde le rapport qui donne sens à ce discours comme parole politique émise dans un cadre approprié, en l’occurrence l’Assemblée nationale.

Son discours fait de Jean Félix-Tchicaya un des précurseurs du mouvement d’émancipation de l’Afrique Noire. Il a posé avant l’heure, les termes du développement de l’AEF en général, ainsi que de la modernisation du Moyen Congo en particulier, en insistant notamment sur l’indépendance énergétique, avec des projets de loi sur les barrages hydroélectriques du Kouilou, et de la Loufoulakari.

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La Saga de Biza Dia Tsina

Par Café Littéraire • 7 déc 2014 • Catégorie: Contributeurs et auteurs, Monde noir et Modernité africaine, kongo kultur, Évènements

La Saga de Biza dia Tsina

Auteur : Kouba Joseph Anderson
Préface : Claude Ernest Ndalla Graille
Folio : 152 pages, Format : 135mm*210 mm
Date de parution : 1er décembre 2014
Réédition : 25 juillet 2015
Prix Public T.T.C. : 16 € / 10000 Frs Cfa
ISBN : 2-84220-089-3
Collection : Sociétés contemporaines et urbanités.
La Saga de Biza dia Tsina

Problématique

Biza dia Tsina demeure une personnalité méconnue.

Témoin et protagoniste des évènements des années 1930 au Moyen-Congo, dans l’affaire Matsoua qualifiée d’affaire Balari par De Butaffoco, pour en minimiser la portée et l’impact, Biza, fils de Tsina, du lignage Kintsembo a laissé des traces qui font rêver et qui enflamment les esprits de tous ceux qui veulent connaître les héros méconnus de notre résistance à l’oppression coloniale.

Depuis sa disparition le 02 septembre 1947, aucun écrit ne lui avait été consacré, bien que l’anniversaire de sa mort demeure un évènement qui est toujours célébré, chaque année, au village Kimpila, ainsi que dans les pays de Boko.

Son petit fils Anderson Kouba vient de combler un vide. La Saga de Biza dia Tsina  qui est présentée dans cet ouvrage suscitera  d’autres vocations sur l’histoire congolaise.

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Mali : Le chaos généralisé

Par Café Littéraire • 8 nov 2014 • Catégorie: Actualités, Contributeurs et auteurs

Mali : le chaos généralisé

Auteur : Mahmoud-Alpha Boncaneye Maiga
Folio : 104 pages, Format : 135mm*210 mm
Date de parution : 1er nov. 2014
Prix Public T.T.C. : 17 €
ISBN : 2-84220-0081-7

Mali : le chaos généralisé
Auteur : Mahmoud-Alpha Boncaneye Maiga
Folio : 104 pages, Format : 135mm*210 mm
Date de parution : 1er nov. 2014

Prix Public T.T.C. : 17 €  ISBN : 2-84220-0081-7

C’est dans le mensuel Africa International en 1990 que j’ai annoncé mon suivi journalistique sur ce qui, depuis de longues années s’est ventilé sous le vocable « rébellion touareg ». Nous sommes septembre de cette année-là, Iyad Ag Ghaly venait de déclencher une nouvelle histoire – une autre histoire – du Mali qui va donc transfigurer l’espace sociétal d’une harmonie entre peuples du Sahel vieille de mille ans. Je le craignais d’où mon attention vive.

La presse occidentale, la française en l’occurrence s’est mise aux avant-postes. L’hebdomadaire l’Express est le premier journal français à recueillir les propos du Chef de la rébellion tout droit sorti des rangs de la Légion Verte (islamique) de Kadhafi. Septembre 1991, je rencontrais cet homme au Mali. À Bamako d’abord, lors de la conférence nationale où il était invité, puis dans une de ses bases non loin de Taïkarène en plein désert malien… pour Jeune Afrique où j’étais reporter depuis un an. Il avait autour de lui une bonne ceinture d’intellectuels de sa région, Kidal… À distance, j’observais l’évolution de la situation. Révélation: l’État du Mali a affaire à des guerriers bien formés pour les guerres à l’étranger, hors de la Lybie, et un mécanisme de propagande hors pair, bénéficiant d’un appui de lobbies associatifs occidentaux et ONG françaises opérant dans le désert et le Sahel sous le label d’aide aux sinistrés des sécheresses successives qui ont démembré les sociétés locales. Avec alentour, tout leur système de production.

Qui est Mahmoud-Alpha Boncaneye Maïga?

Mahmoud-Alpha Boncanèye MAIGA est journaliste (ancien de Jeune Afrique, de Figaro Magazine et de Géo) et anthropologue, disciple puis collaborateur et traducteur de Jean Rouch au Musée de l’Homme à Paris, où il vit.

Il est natif de la région de Gao, Lellehoye (Ansongo).

Fin connaisseur de sa région et du Sahel, par ses écrits et reportages, il est devenu depuis plus de deux décennies une référence sur le sujet de la rébellion dite touareg.

Table des Matières de l’ouvrage

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