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Point de Presse : Mémorandum sur l’élection présidentielle du 12 juillet 2009 au Congo-Brazzaville

Par • 23 Nov 2009 • Catégorie: Actualités, Nouveautés

memo005Mémorandum sur l’élection présidentielle

du 12 juillet 2009 au Congo-Brazzaville

Auteur : Le Congrès du Peuple, sous la dir. de Marcel Guitoukoulou

Collection : Sciences Politiques

Folios : 96 pages ; Parution : 20 nov. 2009

Editeur : Paari ; ISBN : 2-84220-044-2

Format : 12,5*19,5cm ; Poids : 119 g ; Prix : 8€

Point de Presse,  Présentation du Mémorandum

Par le Dr Marcel Guitoukoulou

Date : Vendredi  11 décembre 2009 à 18h45

Lieu : Press Club de France

Adresse : 08, rue Jean Goujon, 75008 Paris

Contacts presse : 06 24 65 45 59 (bleupal@yahoo.fr) / 06 63 32 95 45 (massambacis@yahoo.fr)

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Problématique

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Liminaire

Quel type d’évènement politique s’est passé au Congo-Brazzaville le 12 juillet 2009 ?

– A N’Tamo, pardon Brazzaville pour la colonie, il y a eu soit-disant des élections présidentielles.

– Pour le Congrès du peuple, auteur du Mémorandum, il n’y a pas eu élections présidentielles au Congo-Brazzaville, le 12 juillet 2009. L’auteur, documents et preuves à l’appui, démontre ce qui s’est réellement passé à Brazzaville et ce qu’en pense la presse internationale. Cette chose honteuse et inique qu’on a vue au Congo-Brazzaville en ce 12 juillet 2009 est innommable. Elle ne peut s’identifier qu’à une farce électorale. En bref, il n’y a pas eu d’élections présidentielles au Congo-Brazzaville. Voilà ce que démontre l’ouvrage intitulé « Mémorandum sur l’élection présidentielle du 12 juillet 2009 au Congo-Brazzaville » publié ce 20 novembre 2009 par les éditions de la Pan-Africaine Revue de l’Innovation (PAARI).

La farce électorale du 12 juillet 2008

Fanny Pigeaud envoyée spéciale du journal français libération à Brazzaville, dans sa livraison du 15 juillet 2009, montre à travers un papier clair, court et concis, intitulé Sassou-Nguesso, élu sans électeurs, qu’il n’y a pas eu élections au Congo-Brazzaville. D’après Fanny Pigeaud : « … De fait, le chiffre le plus attendu est sans doute celui du taux de participation. La grande majorité des bureaux de vote sont restés vides dimanche [12 juillet 2009]. A Brazzaville, la situation était identique dans les quartiers nord, fiefs historiques de Sassou-Nguesso, comme dans les quartiers sud : les assesseurs des bureaux se sont ennuyés ferme. Depuis la présidentielle de 1992, « c’est la première fois [qu’une élection] se passe comme ça. Dans le passé, les gens se bousculaient », s’étonnait le président d’un bureau. D’après les résultats obtenus dans les centres de vote visités par les 12 observateurs de la Communauté économiques des Etats d’Afrique centrale, « un taux de plus de 20 % n’est pas réaliste et même surévalué », estime Pierre Athomo Ndong, chef de la délégation… » [in www.liberation.fr/monde/0101579741-sassou-nguesso-elu-sans-electeurs]

« Le souverain primaire congolais a rejeté en bloc la pratique politique du Parti Congolais du Travail, et de son Cheval de Troie en la personne de Denis Sassou-Nguesso » (in 4ème de couverture du Mémorandum). Ce rejet signe l’illégitimité du pouvoir actuel de Brazzaville. Ce qui fait dire à la nouvelle opposition politique congolaise que ce pays traverse une impasse politique depuis la dernière saison sèche.

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L’illégitimité du pouvoir actuel de Brazzaville

Ce non-évènement électoral, qui est la suite logique de l’essoufflement de la dictature de Sassou-Nguesso vieille de plus d’un quart de siècle montre l’illégitimité de ce pouvoir. La légitimité est le caractère d’un pouvoir issu des urnes, ou d’une convention initiale enregistrée selon des règles, une loi électorale qui vise le bien commun de tout un Peuple. Tout pouvoir qui agit pour le bien commun commence par donner au Souverain primaire (le Peuple) les moyens de son action. Le Peuple détenteur de la suprême autorité est le seul habilité à garantir et/ou couronner toutes les autres autorités de l’état, qu’elles soient de nature ou de convention. « … un accord, un consentement général est donc nécessaire quand à l’attribution de la souveraineté. Faute d’un tel accord, la querelle pour le suprême pouvoir déchire indéfiniment la société civile où la division des intérêts et le conflit des autorités deviennent les sujets véritables de l’histoire. Le souverain contesté, incertain de soi-même, tend à prouver son être par le mensonge, la corruption, la violence… Nos expériences récentes le prouvent : moins l’état s’assure d’exister, plus hypocritement il tyrannise… » (in Le groupe de la Nation Française, Ecrits pour une Renaissance, Tribune libre n° 29, Paris, Plon, 1958, p. 79). Ainsi s’engage pour le Congo-Brazzaville, à partir de ce Mémorandum, une lutte politique pour le Pouvoir d’Etat. Car « La Lutte pour le Pouvoir est la loi effrénée des sociétés où l’Etat n’est pas constitué dans la tranquillité de l’ordre… » (Idem, p. 82).

Quel sens donner à cette lutte pour le Pouvoir ? D’après le Congrès du Peuple, « Le renouvellement du personnel politique au Congo-Brazzaville devient une nécessité incontournable, une urgence pour engager le pays vers des lendemains meilleurs. Ce renouvellement, qui a comme corollaire la restauration de la démocratie, ne sera possible qu’avec une opposition unie autour d’un projet commun, dotée d’un courage politique, prédisposée à braver les orages et apte à conduire le peuple sur les sentiers d’un destin lumineux » (in 4ème de couverture du Mémorandum).

Sur quelle base restaurer la démocratie congolaise ?

« Lorsqu’une thérapie vous a soulagé par le passé d’une maladie, on n’a pas honte à y recourir de nouveau pour tenter de guérir un mal similaire… », pour paraphraser Maître A. Moudileno Massengo lors d’une causerie-débat donnée à Paris en février 2009. Tous les acteurs de la société civile et politique congolaise sont d’avis, qu’au point de non retour actuel où se trouve paralysé le Congo-Brazzaville, seule une concertation nationale, isomorphe à la Conférence Nationale Souveraine de 1991 est susceptible de relever ce pays. Ainsi dans ce Mémorandum, on retrouve en page 82, un document intitulé « Pour une victoire de l’opposition » datant de 2002, réactualisé, et qui jette les bases susceptibles de faire coaliser toutes les forces de l’opposition dans un seul et même moule pour planter les germes du renouveau. Il s’agit ici et maintenant d’un processus à deux niveaux.

-L’illégitimité de fait du pouvoir actuel de Brazzaville est un acquis pour la nouvelle opposition politique, car elle est l’expression du Souverain primaire congolais, qui a pris date le 12 juillet 2009. En boycottant les élections présidentielles, le Peuple congolais, Souverain primaire a remporté une première victoire pacifique, qui est celle de la caducité du régime actuel de Brazzaville. Laquelle victoire crée les conditions sociales d’une résurgence démocratique imminente.

-Cette dictature actuelle, sortie d’une auto-proclamation sans électeurs, est une nouvelle situation inédite qui devrait interpeller la communauté internationale, tant attachée à la régularité des élections présidentielles en Côte d’Ivoire, et au dégoût quant aux récents massacres de fin septembre 2009 en Guinée-Conakry. Dans le même temps, le pouvoir actuel de Brazzaville, ayant assassiné plus de 350 citoyens, via le Beach de Brazzaville, sous la complicité des Nations-Unies (HCR de Kinshasa et Genève), de janvier à mai 1999 ; coupable d’enlèvements et assassinats des civils dans tous les quartiers de Brazzaville ; ayant organisé des parodies électorales en 2002 et 2009, a l’obligation de rendre compte à la communauté internationale. A moins que celle-ci persiste dans sa politique de « deux poids, deux mesures ». Sur ce, les Congolais apprécieront la situation à sa juste valeur en se souvenant que la démocratie est un luxe que le monde développé, par l’intermédiaire de ses dictatures, lui refuse depuis des décennies. Aujourd’hui et demain, tous les Congolais devront s’unir pour arracher cet objet de luxe là où il est caché, se l’approprier coûte que coûte, pour en jouir éternellement.

« Si des pays africains comme le Bénin, le Ghana sont des exemples de démocratie en construction, il n’en est pas de même pour des situations aussi tristes que celle du Congo-Brazzaville. La démocratie a été brutalement interrompue le 5 juin 1997 par une guerre civile, aux lourdes conséquences humaines, sociales, politiques et économiques. Comme qui dirait, on a beau chasser le naturel, il revient au galop » . (In Mémorandum, op. cit., p. 9)

« Aujourd’hui, les nations mobilisent toutes les énergies disponibles contre la crise économique et financière. Le Régime de Brazzaville déploie toutes ses troupes contre la poussée du changement, à contre-courant de l’histoire en entretenant des goulags. Les dirigeants de l’opposition politique congolaise sont victimes non plus simplement d’intimidation, mais aussi d’interpellation : Résidence surveillée, limitation des déplacements à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, convocation aux commissariats de police…

Ce passage au laminoir de l’opposition congolaise humilie les institutions. Il n’est pas sans rappeler aux congolais les pages sombres du communisme. La dérive policière sans limite n’est ni plus ni moins qu’un mépris des droits de l’homme. … Nous nous insurgeons contre ces pratiques policières, et exprimons notre plus vive indignation devant le déni de démocratie dont est coupable le Régime du Président Denis Sassou-Nguesso. … Par conséquent, nous exigeons que soit rendue à ces hommes leur liberté de mouvements et de paroles, afin que cessent les pérégrinations ». (Idem, p. 41-42)

Les « Pistes pour organiser l’union des forces politiques » telles que présentées dans cet ouvrage stipulent que : « L’opposition politique congolaise devra converger vers une organisation unitaire qui fédère ses opinions pour un renouveau de la société congolaise. Pour ce faire, elle devra affirmer symboliquement cette volonté au travers d’un grand rassemblement ou d’une convention. Lequel contribuera à créer un espace-débat sur les moyens qu’elle est prête à mettre en oeuvre pour pérenniser son combat. » (Idem, p. 87)

« Le moment est venu de clore la très longue et ténébreuse expérience politique de Denis Sassou-Nguesso et de ses avatars » (in 4ème de couverture du Mémorandum).

Rubrique réalisée par Mawawa Mâwa-Kiese

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