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Contributeurs et auteurs

Promotion Immobilière Post Ajustement Structurel Au Sud du Sahara

Par • 27 Fév 2021 • Catégorie: Actualités, Contributeurs et auteurs, Évènements

Alphonse YAPI-DIAHOU et Emile Brou KOFFI (dir)
Préface Michel SIMEU-KAMDEM
Format : 240*160 mm / Folio : 332 pages / Prix : 30€
Parution : 22/02/2021 / ISBN : 978-2-84220-115-9

Promotion immobilière post ajustement structurel au Sud du Sahara est un ouvrage qui donne l’occasion de se pencher sur l’habitat qui est une préoccupation majeure dans les villes d’Afrique sub-saharienne aujourd’hui. L’ouvrage découle d’un colloque organisé à Abidjan les 18, 19 et 20 octobre 2016, initié à travers le Programme d’Appui à la Recherche en Réseau en Afrique (PARRAF).
Il s’est agit, pour la trentaine d’auteurs impliqués dans ce colloque, d’« interroger les processus qui déterminent la production de l’habitat, les politiques foncières et les pratiques locales, la mise en place des équipements et des services dans les programmes et opérations de promotion immobilière, et la gouvernance urbaine. »
L’ouvrage est structuré autour d’une vingtaine de chapitres, «… où les auteurs, dans un effort d’adéquation aux attentes des porteurs du colloque… éclairent des expériences empiriques menées dans trois pays à savoir le Cameroun, la Côte d’Ivoire et le Gabon. Les analyses et les observations débordent le cadre des métropoles macrocéphales pour aborder le sort des villes moyennes et petites. »
Ces travaux éclairent sous un jour nouveau le problème d’une urbanisation non maîtrisée dans certaines villes d’Afrique subsaharienne, avec la création de nouveaux quartiers sans opérations préliminaires de viabilisation et d’assainissement, qui automatiquement engendrent « … des exclusions en série à des services officiels … » de base tels que les écoles, les hôpitaux et les marchés… pour ne citer que ceux-là.
On constate « … une dynamique du bâti économique, de plus en plus favorable à la verticalité, avec des artères bordées d’immeubles à la double fonction économique et résidentielle. » Presque partout, les législations foncières revisitées rabattent les rapports de forces, redistribuent les rôles en faveur des acteurs privés, mais en théorie pour les forces coutumières tout au moins. Malgré la décentralisation et les compétences dévolues aux collectivités locales, la diversité des pratiques et l’enchevêtrement des régimes entre la coutume et le « moderne », continuent de caractériser la complexité du système foncier. Le régime de l’entre-deux, le fameux droit foncier intermédiaire, demeure là encore le régime structurellement dominant. »
« En guise de perspectives, […] interroger le rôle prépondérant des institutions de financement, permet de comprendre les dynamiques, les accélérations, les lenteurs ou les « pauses » mais aussi le jeu des concentrations et des disparités internes aux métropoles quant à l’implantation des Sociétés Civiles Immobilières (SCI) et des opérations immobilières. D’autant qu’à l’échelle des pays, on constate le délaissement des villes dites de l’intérieur au profit presque exclusif des métropoles, sièges des pouvoirs d’État et/ou des tenants de l’économie nationale … »
Cet ouvrage, tout en encourageant les thématiques de recherche autour de la promotion immobilière en Afrique Subsaharienne, demeure un outil de base pour les décideurs qui sont censés penser et concevoir les villes africaines de demain, les villes du futur.

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La société Kongo face à la Colonisation portugaise (1885-1961)

Par • 2 Jan 2021 • Catégorie: Contributeurs et auteurs, Évènements

Un peuple et une culture en mutations

Auteur : Mbala Lussunzi Vita
Préface de G. Brunet, Postface de C. Prudhomme
Format : 240*160 mm / Folio : 424 pages / Prix : 30€
Parution : 05/01/2021 / ISBN : 978-2-84220-112-8

Problématique : L’univers Kongo originel a été organisé par un pouvoir politique que ses auteurs ont appelé « Kintotila ». Ce dernier a rassemblé divers peuples qui, depuis la fin de la Préhistoire, ont cohabité harmonieusement, tout en entretenant des liens socio-économiques favorisés par un socle linguistique commun. Politiquement ces peuples se sont unifiés pour former le Kintotila, « … une société d’égalité parfaite (royaume Kongo), qui s’agrandissait dans un mouvement en cercles concentriques, jusqu’à son arrêt de mort qui inversa le cours de l’histoire de l’Afrique noire, dans la première moitié du 16ème siècle. »
L’unité politique et territoriale de Kintotila kya Kongo prit fin avec l’arrivée des Européens. Commencée par les Portugais à partir de 1483 et relayée par les Anglais, les Espagnols, les Français, les Hollandais et les Italiens, l’intrusion européenne dans le Kintotila eut deux impacts importants : la traite négrière et l’évangélisation des populations locales. Ces deux phénomènes occasionnèrent non seulement la fin du pouvoir d’État organisé sur un grand espace, mais aussi des ruptures socio-culturelles irréversibles. Cette désorganisation du Kintotila s’accéléra depuis la dite bataille d’Ambwila en 1665, jusqu’en 1884-1885, au moment où s’amorça la période coloniale décrétée unilatéralement à Berlin par les Européens. Au moment de l’occupation systématique de toute l’Afrique par les puissances coloniales européennes à la fin du 19ème siècle, le territoire du Kintotila kya Kongo tomba principalement sous une triple domination ; belge, française, et portugaise.
C’est la partie de l’espace kongo, occupée par le Portugal, abritant Mbanza Kongo, l’ancienne Capitale de Kintotila, qui a été l’objet de ce travail. L’invasion coloniale portugaise avait complètement désarticulé la société Kongo du nord de l’Angola, en la contraignant dans un processus d’émigration massive au Congo Belge.
Pour sa temporalité, il a été question de considérer les temps de formation des premières communautés humaines sur l’espace physique kongo jusqu’au moment où le Portugal colonisa une partie des terres de l’ancien Kintotila kya Kongo.
Ce travail a privilégié la vision de l’histoire de l’Afrique dans laquelle l’Africain cesse d’être considéré comme un simple objet de l’histoire, pour devenir un sujet de l’histoire. Sur ce, il n’a pas été assumé dans ce travail l’emploi des concepts tels que tribu, ethnie, Blanc, Nègre, mission civilisatrice, ethnologie, … qui ont meublé en Europe la « Science coloniale », dès le début du 19ème siècle.

Mbala Lussunzi Vita

L’auteur, MBALA Lussunzi Vita, d’origine angolaise, a grandi en République Démocratique du Congo (RDC) où il commença ses études dans les anciennes Écoles de la Baptisty Missionary Society (BMS), à Kibentele et à Mbanza-Ngungu.
Après des études de premier et second cycle effectuées à l’Université Pédagogique Nationale (UPN) de Kinshasa et à l’Université de Kinshasa (UNIKIN), il a obtenu le grade de Docteur (Ph. D.) en Histoire de l’Université Lumière, Lyon 2 (France), en 2009.
Ancien Professeur au sein de plusieurs Universités, dont la Faculdade de Letras e Ciências Sociais de l’Université Agostinho Neto de Luanda, il est Chercheur Honoraire et ancien Chef du Département des Sciences Sociales et Humaines du Centro Nacional da Investigação Cientifica (CNIC) du Ministère de l’Enseignement Supérieur, des Sciences, Technologies et Innovation.
Il est, actuellement, Professeur aux Institutos de Ciencias de Educaçaõ (ISCED) de Luanda et de Uige, ainsi que Chercheur au Centro de Estudos e Investigação em População (CEIP) de l’Université Agostinho Neto et Membre associé au LARHRA/Lyon France. Il dirige la collection « Histoire » au sein des éditions PAARI (Pan-Africaine Revue de l’Innovation).

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À l’ombre de la ligne de fuite Une alternative des possibles

Par • 20 Oct 2020 • Catégorie: Contributeurs et auteurs, Nouveautés

Ouvrage collectif. Sous la direction de :
Robert Ziavoula, Patrice Yengo, Abel Kouvouama
Format : 240*160 mm / Folio : 256 pages
Poids : 408 gr / Parution : 30/09/2020
ISBN : 978-2-84220-111-1 / Prix : 25€

Problématique

Les écrits qui sont rassemblés dans cet ouvrage ont fleuri patiemment pendant trois années consécutives à l’occasion des tables-rondes et séminaires co-organisés au sein de l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales (INALCO) à Paris, par le Centre d’Études en Sciences Sociales sur les Mondes Africains, Américains et Asiatiques (CESSMA) ; cela en partenariat avec le Laboratoire Identités, Territoires, Expressions Mobilités (ITEM) de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour et le Réseau Interdisciplinaire Afrique Monde (RIAM).
Les auteurs, Sonia Dayan-Herzbrun, Michèle Leclerc-Olive, Robert Ziavoula, Idrissa Mane, Lucette Labache, Abel Kouvouama, Régine Tchicaya-Oboa et Patrice Yengo ont entrepris individuellement et collectivement d’interroger ce que recouvrent entre autres les vocables suivants : clos, ouvert, ombre, ligne de fuite.
Certes, il y a plusieurs manières de les appréhender dans le domaine des sciences sociales et humaines. Cependant, en considérant les temporalités variées sous lesquelles on les appréhende, ainsi que les différents contextes socio-historiques et les multiples « foyers d’expériences » des individus, on est conduit à prendre en compte les manières de dire, de faire et de se représenter le monde, la nature, la culture, etc.
Ces mots et ces signes permettent implicitement, en tant que catégories de pensée et de pratique, d’analyser non seulement les concepts de frontière, de limite, de seuil, de transgressivité, mais également, d’identité, de subjectivité, de mémoire et de trace.
Quelles que soient les sociétés proches ou lointaines, le clos, l’ouvert, l’ombre, la ligne de fuite sont l’indice de traces laissées sur un espace donné (mur, tableau, rue, etc.), ou réfractant dans une zone soustraite au rayonnement lumineux. De même, parce qu’elle est marquée à la fois par des ombres, des lignes de fuite, la rue fascine, fait peur et attire tout à la fois. Elle donne à l’individu un sentiment de liberté et de plénitude. Identifier les différents acteurs qui occupent la rue, analyser les différents lieux où se déploient les notions de clos, d’ouvert, d’ombre, de ligne de fuite, telle est la matrice des textes réunis dans cet ouvrage collectif.

Présentation des Auteurs

− DAYAN-HERZBURN Sonia, Sociologue et philosophe, Laboratoire du Changement Social et Politique (LACSP) de l’Université de Paris et membre du Réseau Interdisciplinaire Afrique Monde (RIAM), Paris. Mail : soherzbrun@yahoo.fr.

− KOUVOUAMA Abel, Anthropologue et philosophe, Laboratoire Identités, Territoires, Expressions, Mobilités (ITEM) de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour et membre du Réseau Interdisciplinaire Afrique Monde (RIAM), Paris. Mail : abel.kouvouama@univ-pau.fr.

− LABACHE Lucette, Sociologue, membre du Réseau Interdisciplinaire Afrique Monde (RIAM), Paris. Mail : llabache@free.fr.

− LECLERC-OLIVE Michèle, Sociologue, mathématicienne, Institut de Recherche Interdisciplinaire sur les Enjeux Sociaux (IRIS/CNRS/EHESS) et membre du Réseau Interdisciplinaire Afrique Monde (RIAM), Paris. Mail : mleclerc@ehess.fr.

− MANé Idrissa, Docteur, anthropologue et historien. Diplômé de l’UPPA et de l’UCAD, chercheur associé au Laboratoire Identités, Territoires, Expressions, Mobilités (ITEM), membre de RIAM (Réseau Interdisciplinaire Afrique Monde) FMSH Paris, Consultant international, Mail : idrissa_mane@yahoo.fr.

− TCHICAYA-OBOA Régine, Sociologue, Université Marien Ngouabi de Brazzaville (Congo) et membre du Réseau Interdisciplinaire Afrique Monde (RIAM), Paris. Mail : reginetchicaya@yahoo.fr.
− YENGO Patrice, Anthropologue et pharmacologue, Institut des Mondes Africains (IMAF) de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) et membre du Réseau Interdisciplinaire Afrique Monde (RIAM), Paris. Mail : patriceyengo@hotmail.com.

− ZIAVOULA Robert, Géographe, Centre d’Etudes en Sciences Sociales sur les Mondes Africains, Américains et Asiatiques (CESSMA) de l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales et membre du Réseau Interdisciplinaire Afrique Monde (RIAM), Paris. Mail : reziavoula@gmail.com.


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André Grenard MATSOUA : Les fondements de l’Amicale

Par • 2 Fév 2020 • Catégorie: Contributeurs et auteurs

  • Auteur : Bruce MATESO
  • Préface : Abel KOUVOUAMA
  • Format : 220*150 mm / Folio : 216 pages
  • Poids : 285 gr / Parution 01/02/2020
  • ISBN : 978-2-84220-107-4 / Prix : 25€
  • « Il serait donc indispensable de savoir si la dite Association qui semble encore n’être qu’en puissance n’a cependant point d’accointances avec des milieux métropolitains ou étrangers, aux doctrines subversives.
  • Il importe pour le bien de nos indigènes de l’Afrique Équatoriale Française de les soustraire à l’influence de leurs congénères qui rêvent de jouer auprès d’eux le rôle néfaste d’un Marcus Garvey ».
  • Tels sont les mots du gouverneur général de l’Afrique Équatoriale Française (AEF) Raphaël Antonetti auprès du ministre des colonies Léon Perrier à propos de l’Association Amicale des Originaires de l’Afrique Équatoriale Française et de son leader André Matsoua Ma Ngoma dit Grenard.
  • L’Association Amicale des Originaires de l’Afrique Équatoriale Française, appelée Mikale par les Congolais, est créée le 21 juillet 1926, sous la houlette de André Grenard Matsoua à Paris. Elle dispose des sections africaines à Brazzaville, Pointe-Noire, Léopoldville (actuelle Kinshasa) ainsi qu’en Oubangui-Chari (actuelle République Centrafricaine).
  • L’ Amicalisme porte la signature du parcours politique de Matsoua. En revanche, le Matsouanisme, mouvement religieux, qui découle de sa présumée mort en 1942, fait de Matsoua une figure du Messie, par l’influence du judéo-christianisme. Et cette actualité messianique est la plus connue dans l’imaginaire collectif congolais et/ou africain.
  • Dans la mémoire contemporaine, en effet, la figure de Matsoua est plus identifiée comme relevant d’un messianisme qui a poussé les Congolais, et plus précisément les Kongo à une résistance passive, voire active durant les années 30, contre l’administration coloniale française (M’zingu wa falanka tatu, la guerre des Trois Francs).
  • Cet ouvrage dévoile les bases de l’Amicalisme, de ses origines à la première arrestation de Matsoua en 1929. Il analyse les fondements du nationalisme congolais et ses interactions avec le panafricanisme.
  • à la lumière des documents issus des archives d’Outre Mer, notamment ceux de son premier procès, l’objectif est d’identifier la nature réelle de l’Amicalisme. Est-ce un mouvement remettant en cause les modalités de la colonisation ? Quelle est la nature du mouvement, proto-nationaliste ou nationaliste ?… Quelle est l’originalité de l’Amicalisme par rapport à des mouvements similaires dans les autres colonies ?
L’auteur : Originaire du Congo, Bruce MATESO est actuellement inscrit à l’école doctorale d’histoire de l’Université Paris 1, Panthéon, Sorbonne.
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En dédicace Le samedi 08 février 2020 à la Sorbonne Amphithéâtre TURGOT

Paari éditeur inaugure la décennie 2020-2030 intitulée :
 » La décennie André Grenard MATSOUA« 
Il s’agit d’une série d’événements culturels autour de l’oeuvre d’André Grenard Matsoua. Laquelle oeuvre aura 100 ans au courant de cette décennie. Les problèmes posés par l’engagement politique d’André Grenard Matsoua demeurent d’actualité.

Lieu : Centre Sorbonne, Amphi : TURGOT
17, rue de la Sorbonne
75005 Paris
Date : Samedi 08 février 2020
Heure : 14 heures – 18 heures

Invitation à l’inauguration de l’Événement « 2020-2030 la décennie MATSOUA »

Pour la réservation de vos places à l’amphithéâtre TURGOT, Plan Vigipirate oblige, la Sorbonne impose une inscription préalable et gratuite.
Cliquer sur le lien ci-dessous pour vous enregistrer :
https://www.weezevent.com/panafricanisme-ou-nationalisme-co…



Les confidences d’un déraciné

Par • 25 Mar 2019 • Catégorie: Contributeurs et auteurs

Dominique M’Fouilou

Les confidences d’un déraciné (Roman)

Folio : 190 pages, Format 210*135 mm

ISBN : 978-2-84220-105-0, Prix : 18€

Pierre Massengo est un jeune Congolais de 20 ans qui concrétise son rêve de voyage pour la France. Parti de Brazzaville, c’est à Pointe-Noire qu’il emprunte le paquebot : « Le Lyautey », pour débarquer à Marseille au mois d’octobre 1963. Il découvre les merveilles et illusions perdues parisiennes, après un voyage par train.

Grâce à son logement, négocié depuis Brazzaville, il se stabilise à Paris et trouve du travail puis rencontre l’amour de sa vie.

L’existence du jeune immigré, qui a fondé un foyer avec Diane son épouse, paisible au départ, va se compliquer au fur et à mesure que le temps passe. Sa carrière professionnelle se fige, et il ne peut prétendre à aucune promotion, malgré ses diplômes obtenus, entre-temps, à Paris.

Victime de la discrimination, l’immigré Congolais devient obsédé, presque possédé par la dernière médaille grand or qui va clore ses quarante années d’ancienneté et de fidélité chez Gam Berger (GB), la société qui l’emploie.

Après quatre décennies rythmées par la routine du travail comme valeur cardinale, Pierre Massengo commence à se poser des questions existentielles, à travers cette récompense attendue. Il minore le précieux amour que Diane lui a apporté tout au long de sa vie, au profit de cette dernière médaille qui le hante tous les jours. Et c’est là que transparait l’intimité d’une vie de couple, avec ses hauts et ses bas, ses heurs et tendresses, liés entre autres à ce réel paradoxe des couples mixtes. Malgré son mariage avec une Française, le Congolais demeure un immigré, géré tel quel.

Le directeur de la filiale de son entreprise n’est d’ailleurs pas tendre avec lui : « Écoutez, monsieur Massengo, vous avez de la chance d’avoir un travail. Il y a au moins trois millions de chômeurs… Dites-vous bien que vous travaillez ! Il y en a très peu qui peuvent en dire autant. Vous comprenez ? Alors estimez-vous heureux. »



Les origines du mal congolais

Par • 25 Mar 2019 • Catégorie: Contributeurs et auteurs, Évènements

Les origines du mal congolais

Auteur : Aimé Matsika,

13/03/2019, Folio 200 pages, 210*135 mm,

ISBN : 978-2-84220-101-2, Prix 20€

Les origines du mal congolais

Dans ce livre, Aimé Matsika s’impose une double exigence :

-S’acquitter d’un devoir de mémoire et ; 

-Laisser en guise d’héritage politique, aux futures générations, quelques propositions susceptibles d’aider à la résolution complète et définitive du mal congolais.

Il évoque la mort d’André Grenard Matsoua et ses rapports avec le Président Fulbert Youlou. La mort d’André Grenard Matsoua, qui demeure encore aujourd’hui une véritable énigme, était devenue à travers son usage par le colonialisme français, un outil de manipulation. Pour mettre fin à cette manipulation coloniale qui consistait à voter pour les ossements (Bihisi) de Matsoua, Matsika et ses amis vont recourir à l’abbé Fulbert Youlou en qualité de leader politique provisoire.

Paradoxalement, les rapports d’Aimé Matsika avec l’abbé Fulbert Youlou, devenu Président de la jeune République du Congo, en 1960, ont pris au fil du temps un tour tragique.

La seconde exigence consiste de penser cette histoire afin d’en tirer des leçons. L’auteur récuse l’idée que la Conférence Nationale Souveraine (CNS) serait le point de départ du renouveau politique au Congo, en ce qu’elle opère le retour à la démocratie abandonnée depuis août 1963. Il déplore principalement l’immaturité politique des acteurs de l’Inutile Conférence Nationale Souveraine. Il fustige en particulier les membres de la Commission Constitutionnelle qui, en lieu et place d’une réflexion sur le fondement et le contenu d’une constitution pour l’instauration d’une véritable démocratie au Congo, ont fait preuve de paresse intellectuelle en recopiant la constitution de la Vème République en France. De sorte qu’au lieu de régler les multiples problèmes politiques congolais advenus depuis l’accession du territoire du Moyen-Congo à la majorité politique avec la Loi-cadre en 1956, la CNS les a, en définitive, plutôt aggravés.

L’auteur formule des propositions pour résoudre les contentieux politiques. Le contentieux fondamental, celui lié aux événements de 1959, gouverne encore, par ses effets néfastes sur l’unité et la concorde nationales, à travers ce que l’auteur appelle « Le revanchisme nordiste ».

Il invite ainsi à un nouveau moment politique fondateur, à travers une convention de concorde nationale, qui doit s’entendre comme une véritable négociation objective et pacifique entre les différentes nations ethniques constitutives du peuple congolais, comme unique remède au mal congolais. Le testament politique d’Aimé Matsika est clair : « Il faut refonder l’État-Nation par une convention de concorde et d’unité nationale librement négociée et conclue entre toutes les composantes ethniques. Il faut une nouvelle constituante qui permette la jouissance de manière équitable de la souveraineté nationale ».



Le Cancer à l’épreuve de la relation Soignant-Soigné

Par • 9 Fév 2019 • Catégorie: Actualités, Contributeurs et auteurs

Auteur : Charlemagne Simplice MOUKOUTA
Format : 220*150 mm / Folio : 140 pages
Poids : 200 gr / Parution : 07/02/2019
ISBN : 978-2-84220-166-1 / Prix : 17€

Plaidoyer pour une approche psychopathologique et interculturelle

Le cancer, enjeu majeur de santé publique, fait appel à plusieurs approches qui infléchissent les pratiques sociales quotidiennes, le processus scientifique et la prise en charge des patients. Parmi celles-ci, figurent les approches génétiques, physiopathologiques, étiologiques, nosologiques, épidémiologiques et organicistes. En plus du traitement des symptômes somatiques, la prise en charge du cancer doit également prendre en compte les composantes psychopathologiques du sujet malade.

À cet univers soignant-soigné, il faut y adjoindre les réactions anxiogènes, dépressiogènes et traumatogènes générées par la maladie, pas uniquement du côté du patient ainsi que de sa famille, mais également chez le soignant qui, pour chaque sujet pris en charge, traverse une épreuve professionnelle et humaine uniques. L’exploration de l’environnement symbolique et mythique du patient, en mutation perpétuelle dans le contexte actuel des interactions culturelles, est une des voies royales qui permet de mieux saisir les représentations qui sous-tendent les croyances face à une telle maladie.

Cet ouvrage a pour ambition de donner des repères indispensables et ultimes visant à contribuer à une meilleure offre de soins chez les patients cancéreux sous l’aune des prismes de la psychopathologie et de l’interculturalité. Enfin, il permet de mettre en évidence le souci d’interdisciplinarité dans un environnement où des praticiens venus de divers horizons sont amenés à confronter leur pratique. Ces maillages et croisements permettent un dialogue fructueux sur l’offre global de soins, ainsi qu’une mise en commun heuristique et clinique des différents points de vue.

Charlemagne Simplice MOUKOUTA.

Docteur en Psychopathologie et Psychologie clinique, l’auteur est maître de Conférences, Habilité à Diriger des Recherches à l’Université de Picardie Jules Verne. Il exerce dans l’unité de psychogériatrie du centre hospitalier Philippe Pinel à Amiens.

Il intervient dans plusieurs institutions de formation dont l’École Nationale de Magistrature (E.N.M. Paris et Bordeaux), et à l’Institut de Formations en Soins Infirmiers (I.F.S.I. à Amiens). Il effectue également des missions d’expertise auprès de la Cour d’Appel du Tribunal de Grande Instance d’Amiens. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages et publications.



Le voyage intérieur du bruit. De l’oreille au cerveau

Par • 12 Avr 2018 • Catégorie: Actualités, Contributeurs et auteurs

Le voyage intérieur du bruit
De l’oreille au cerveau

Auteur : Eugène-Fernand Loubelo
Folio : 96 pages, Format : 148mm*210 mm
Poids : 110 gr
Première édition : 28 mai 2014
Seconde édition : 25 mars 2018
Prix Public T.T.C. : 15 €
ISBN : 2-84220-162-3
Contenu de l’ouvrage :
Ce livre présente d’abord les caractéristiques physiques du bruit, quelle que soit son origine, son entrée dans l’organe de l’ouïe, ainsi que les mécanismes électriques et chimiques de sa propagation à l’intérieur des structures auditives. Il montre leur intégration dans les différents réseaux de neurones de la chaîne auditive, et leur analyse dans les aires du cortex auditif.
Il rappelle les techniques de recueil de l’activité électrique cérébrale, correspondante à la stimulation, par le bruit ou le son, des oreilles. L’étude démontre les effets du bruit sur l’activité cérébrale. Elle met en évidence la différence entre les deux hémisphères cérébraux ainsi que la différence de sensibilité entre les deux oreilles.
Enfin, cet ouvrage met en garde tout citoyen, et surtout la jeunesse, sur les risques encourus lors d’une longue exposition à un bruit intense. Il propose quelques conseils pour conserver une bonne audition, grâce à une hygiène des oreilles. Il interpelle également les pouvoirs publics, qui doivent édicter et établir, en permanence, les règles de vie, les normes autorisées, en vue d’un confort acoustique en société.
Qui est l’auteur? : Eugène-Fernand LOUBELO est Physiologiste et Docteur en Neurosciences de l’Université de Bordeaux 2.
Sa thèse, effectuée au laboratoire de Médecine expérimentale de l’hôpital Pellegrin de Bordeaux avait porté sur « Les potentiels évoqués cérébraux et l’Effet de masque auditif chez l’homme ».
Universitaire, chercheur, il est Neuro-physiologiste, Neuro-cytologiste et Audiologiste.
Pour commander l’ouvrage cliquer sur le lien suivant : Pub2018bruit ou bien imprimer la photo suivante :
L’auteur : Eugène-Fernand Loubélo


Cahiers Congolais de Métaphysique Vol. 2&3, 2016 – 2017 : Lectures du Cogito cartésien

Par • 17 Août 2017 • Catégorie: Actualités, Contributeurs et auteurs

Cahiers Congolais de Métaphysique
Vol. 2&3, 2016 – 2017
Lectures du Cogito cartésien

Charles Thomas Kounkou (Sous la dir. de)
ARGUMENTAIRE :

Lectures du cogito cartésien


Il faut toujours revenir à Descartes. Car avec Descartes s’opère, sous le nom de philosophie moderne, le recommencement de la philosophie. Telle est la thèse qu’avancent l’idéalisme allemand et la phénoménologie. Si l’idéalisme allemand affirme bien le recommencement cartésien de la philosophie, l’enjeu d’une telle affirmation diffère pourtant de Hegel à Schelling. Alors que Hegel fait l’éloge du recommencement cartésien de la philosophie, Schelling  pense au contraire le recommencement  cartésien de la philosophie comme une seconde enfance et un retour de la philosophie à l’état de minorité.

La phénoménologie, qui annonce la « nécessité d’un recommencement radical de la philosophie », revendique, dans cette perspective, une ascendance cartésienne. Même si cette revendication, que formule Husserl, s’accompagne chez Heidegger d’une certaine réserve au regard de l’instauration cartésienne de la métaphysique de la subjectivité.

«  Lectures du cogito cartésien » rassemble, conformément à son énoncé, des articles consacrés respectivement à l’équivocité du Cogito, à la relation de l’ego à Dieu et à la réception heideggerienne du Cogito. Mais également des articles qui portent sur le travail des philosophes dont l’œuvre se construit, en partie,  à travers un dialogue avec Descartes. Notamment Locke dont les réflexions sur l’identité personnelle sont analysées à la lumière du Cogito cartésien. Et Hobbes dont la rationalisation des passions politiques est pensée ici en continuité et en rupture avec l’entreprise galiléenne de mathématisation de la nature. L’article sur l’herméneutique chez Schleiermacher et Dilthey, qui clôt le deuxième numéro des Cahiers congolais de métaphysique, complète en réalité le dossier du premier numéro de la revue sur « Herméneutique et phénoménologie ».

Charles Thomas Kounkou

ABSTRACTS RESUMES

Cahiers Congolais de Métaphysique, vol. 2/3, 2016-2017

1– Sur l’équivocité du Cogito cartésien

Charles Thomas Kounkou

 

ABSTRACT

Cartesian cogito is not univocal, but equivocal. Indeed, there are two different expressions of Cartesian cogito. First, the expression of Discours de la méthodeJe pense, donc je suis. And then, the expression of Meditationes de Prima philosophiaeEgo sum, ego existo. These expressions appear in 1637 for the first and in 1641 for the second.  We propose in this work to read through the prism of these two Cartesian cogito expressions three difficulties of Cartesian metaphysics. The first difficulty is about on character non-syllogistic of Cogito. The second difficulty is based on the reduplication of being through reference to existence in Cogito expression of Meditationes de Prima philosophiae. The third difficulty, which does not come from to the deployment of Cartesian metaphysics, but his reception, refers to the interpretation of Cartesian cogito as a performance.

 

RéSUMé

Le Cogito cartésien n’est pas univoque, mais équivoque, puisqu’il donne lieu à deux énoncés distincts. D’abord, l’énoncé qui apparaît en 1637 dans le Discours de la méthode – « Je pense, donc je suis ». Et ensuite, l’énoncé qui s’instaure en 1641 dans les Meditationes de Prima Philosophia – « Ego sum, ego existo ». Nous proposons, dans cet article, de relire au fil conducteur de ces deux énoncés du Cogito, trois difficultés de la métaphysique cartésienne. La première difficulté a trait au caractère non-syllogistique du Cogito du Discours de la Méthode. La seconde difficulté se fonde sur le redoublement de l’être à travers la référence à l’existence dans l’énoncé du Cogito des Meditationes. La troisième difficulté enfin, qui relève non pas du déploiement de la métaphysique cartésienne, mais de sa réception, participe de la dimension performative du Cogito.

 

2– L’ego sum et l’idée de Dieu dans les Méditations métaphysiques de Descartes

Patrick Datsyn Mboungou

 

ABSTRACT

Caterus noticed in the ego sum statement the confusion of Descartes between the finity and the infinity, because what can exist by itself has no exterior cause. This implies that it possesses a divine nature. Yet it should be considered that this interpretation of the ego sum which is related to an anterior situation to the discovery of a clear and distinctive idea of God has no foundation. If in the first point of this article we have explained how the ego goes of God being able to do everything to a clear and distinctive idea of God. Secondly, we have clearly demonstrated that Caterus analysis is about the ego sum of the second meditation is groundless. The confusion about the interpretation of the cogito statement can then be taken as proof. In fact, the fact of thinking doesn’t clearly demonstrate by the third meditation in which Descartes shows the cause of the ego sum in God. Thus, the ego is certain that he thinks because he has the idea that he thinks. So when Descartes writes “I exist”, it doesn’t mean  the fact of existing which  consist on the fact of thinking, but from the idea  or representation which is conscience of this action, justifying the repetitive use of the following statement “I am, I exist”. The certainty of the existence results from the conscience of the action of thinking thanks to which I can be certain of my existence. The ego sum statement doesn’t imply the existence but the conscience of the existence.

RéSUMé

La découverte de l’idée du Dieu véridique dans la Troisième Méditation a eu pour effet d’entraîner une évolution de l’être de l’ego sum de l’infinité à la finitude réelle ; ce que nous avons montré en recourant à l’élucidation des différentes figures de l’idée de Dieu dans les Méditations métaphysiques. En effet, notre point de départ est une objection de Caterus dans laquelle il se livre à une interprétation du Cogito de Descartes. Selon Caterus, l’ego de Descartes est en même temps qu’il pense, ce qui signifie qu’il est par soi comme Dieu. L’être par soi est le mode d’être qui échoie à l’ego. Or, dès la Troisième Méditation, Descartes montre que l’idée du Dieu trompeur est sans objet, au contraire de celle d’un Dieu véridique. Ne pouvant être la cause de cette idée, l’ego sum découvre sa finitude réelle. Mais on peut se demander si Caterus a bien compris Descartes. Car nous pensons qu’il se trompe sur l’usage que fait Descartes du terme par soi. Si l’ego se comprend aisément dans la formule du Cogito être par soi, cela ne s’entend pas relativement à Dieu mais au corps comme cela est clairement dit dans le Discours de la Méthode, ainsi que nous le montrons en la troisième  partie de notre texte.

 

3– Heidegger lecteur de Descartes : Ego cogito, ergo sum

Orphon Prince Malouono

 

ABSTRACT

This article’s ambition is to comprehend Descartes’ cogito by going through its Heidegger’s reading. Raised up to the first principle of his philosophy that Heidegger questioned, this is that Descartes’ evidence : “I think, therefore  I am.” The object of our questioning in this present meditation aims at first the essence of the “ego” of the “self” in such that it is fundamentally determined by the though; then, it attempts to establish the internal and intimate cohesion that ties up between the being and the mind. Since the ego is thinking in his essence, in his thought, the ego is himself taken as the first object. In the cogitatio, the ego is the first cogitatum; this last who is always set as the foundation of all representation. The being of the man-his self is in effect the first stuff that fills its first perception to purvey the firm ground upon all other perceptions of things find an assured foundation. It is in that that Heidegger says that with Descartes the essence of the man has become the Subjectum, smashing him up therefore. Being himself the foundation of the thought, the ego exists only in the extent that it is entirely in his thinking being- the thinking act. The “I think ; therefore, I am” does not intend/imply the consequence of the thought; controversially, the wording establishes the indefectible union of the being and the thought; for, to think one must be, and the ego is only thinking in his being.

 

RéSUMé

Cet article ambitionne de comprendre le Cogito de Descartes en partant de la lecture que Heidegger lui consacre. C’est l’énoncé de Descartes : «  je pense, donc je suis », élevé au rang de premier principe de sa philosophie que Heidegger révoque en doute. Dans ce but, il saisit d’abord l’essence de l’ego, du « Je » en tant qu’il est déterminé fondamentalement par la pensée, puis tente d’établir la cohésion interne et intime qui se noue entre l’être et la pensée. Puisque l’ego est dans son essence penser, dans sa pensée, l’ego lui-même est pris à titre de premier objet. Dans la cogitatio, l’ego est le premier cogitatum, celui-là même qui est toujours posé comme fondement de toutes mes représentations. Heidegger laisse entendre qu’avec Descartes, l’essence de l’homme est devenue Subjectum, le gisant au fond. Comme fondement de la pensée, l’ego n’est que dans la mesure où il est entièrement en son être penser. Le « je pense, donc je suis » n’entend pas faire de l’être la conséquence de la pensée, bien au contraire, l’énoncé établit l’union indéfectible de l’être et de la pensée. Car pour penser, il faut être ; et l’ego n’est en son être que penser.

 

4De l’inné et de l’acquis : le problème de l’identité personnelle chez Descartes et Locke

David Mavouangui Vangou

ABSTRACT

The second Metaphysical meditation of Descartes and the second book of the Essay concerning Human Understanding revolve, to a certain extent, around the same philosophical problem. This problem can be summarized in the following question: What is the essence of the soul in relation to a body which supposedly deceives us a few times? This question brings us to another one. What makes man or a person? Even if Descartes is not really interested by the identity matter, he responds by using the attributes of the soul. Whereas for Locke, identity finds its meaning only in the empirical determinations of the name with which it is associated. Taking for example the talking parrot story, Locke thinks that the attributes of the soul raises a problem of incompleteness. We need to see that John Locke rejects innate theses by using Aristotelian proposition ‘’ It is impossible that one thing is and not at the same time’’ like a pretext. In truth, it is a veiled criticism that he addresses to Descartes. The strange similarity on the order of redaction of the question of identity in their respective works proves it. The second book of the Essay refers to the second Meditation as to an opposite.

 

RéSUMé

La deuxième Méditation métaphysique de Descartes et le second livre de l’Essai sur l’entendement humain de Locke s’articulent, dans une certaine mesure, autour d’un même problème philosophique : quelle est l’essence de l’âme, face aux supposées tromperies du corps ? Cette question suppose sans conteste une autre : qu’est-ce qui fait l’homme ou la personne ? Descartes répond en faisant recours aux attributs de l’âme – bien qu’il ne s’intéresse pas véritablement aux thèses sur l’identité. Selon Locke, l’identité ne trouve son sens que dans les déterminations empiriques du nom auquel elle est associée. En prenant pour exemple l’anecdote du perroquet qui parle, Locke pense même que le recours aux attributs de l’âme (comme le fait Descartes) soulève un problème d’incomplétude. Il faut dire que si Locke récuse les thèses relatives à l’inné en prenant pour prétexte la proposition aristotélicienne : « Il est impossible qu’une chose soit et ne soit pas en même temps », c’est en réalité une boutade qu’il adresse à Descartes, à travers un dialogue implicite. L’étrange similitude de l’ordre d’évocation de la question de l’identité dans leurs ouvrages respectifs le prouve. Le second livre de l’Essai se rapporte à la Seconde Méditation comme à un contraire.

 

 

5Le langage dans la méthode résolutive compositive de Galilée à Hobbes

Charles Le Bon Nkourissa

ABSTRACT

It is a matter of examining elements which would justify a rapprochement between Galileo and Hobbes, considered as two initiators of the scientific revolution, one in physics and the other in political science. The analysis will be conducted from their methodological approach essentially defined by Mathematics which are for the two authors the norm of demonstration because they reveal the truth in their content and form. In this, emphasis will be put on experience as a determining factor of the certainty of reasoning in both authors insofar as it allows going from the principles and causes of human knowledge to deduce from it the knowledge of singular things both in physics and political science. This experience will be the subject of rupture of the two authors with the Aristotelian tradition that relies on formal logic as certainty of reasoning while only mathematics in relation with physics, constitute the most rigorous method of thinking, capable of giving all its value to the knowledge of the nature of physics for Galileo and Hobbes. Then we will establish divergent elements in both authors ‘approach. For Galileo the object of the method is the physical nature, on the other hand, for Hobbes the object of the method is passions and interests of men. Consequently we move from the mathematisation of the nature to the probability of the mathematisation of the political language. However, would it be legitimate to evoke the scientificity of this method in Hobbes where it is deployed in passions which are unpredictable ? Would it be a matter of the same resolute compositive method from Galileo to Hobbes ?

 

RéSUMé

Il est question d’examiner les éléments qui justifient d’un rapprochement entre Galilée et Hobbes, considérés comme deux initiateurs de la révolution scientifique, l’un en physique et l’autre en science politique. L’analyse est menée à partir de leur démarche méthodologique essentiellement définie par les mathématiques, qui sont pour les deux auteurs, la norme de la démonstration, parce que révélatrices de vérité dans leur contenu et dans leur forme. L’accent est mis, d’une part, sur l’expérience comme élément déterminant de la certitude du raisonnement chez les deux auteurs, dans la mesure où elle permet de partir des principes et des causes de la connaissance humaine pour en déduire la connaissance des choses singulières, tant en physique qu’en science politique. Et d’autre part, sur l’expérience comme objet de la rupture des deux auteurs avec la tradition aristotélicienne, qui s’appuie sur la logique formelle comme certitude du raisonnement, tandis que seules les mathématiques, en rapport à la physique, constituent la méthode de pensée la plus rigoureuse, capable de donner toute sa valeur à la connaissance de la nature physique pour Galilée et Hobbes. Ensuite, nous établissons quelques éléments divergents dans la démarche des deux auteurs. Pour Galilée, la méthode vise essentiellement la nature physique, alors qu’elle s’attache aussi, à côté de la nature physique, chez Hobbes, à la nature de l’homme, c’est-à-dire aux passions humaines. Dès lors, nous passons de la mathématisation de la nature à la mathématisation du langage politique. Toutefois, est-il légitime d’évoquer la scientificité de cette méthode chez Hobbes où elle se déploie dans les passions qui sont, par nature, imprévisibles ? S’agit-il de la même méthode résolutive compositive de Galilée à Hobbes ?

 

 

 

6– L’herméneutique chez Schleiermacher et chez Dilthey : de l’interprétation des textes à la quête du fondement des sciences sociales.

Augustin Rugwiro

ABSTRACT

From antiquity to the modern era, hermeneutics could only be considered as far as texts analysis was concerned. But if before Schleiermacher it was perceived essentially as an organon of texts understanding, thanks to him this area of study has become a true science of the comprehension theory. The concept of understanding in the Schleiermacher’s approach inspired Dilthey, particularly in the hermeneutic universality which transcends the specificity of different fields of texts. The merit of Dilthey would be to have shown how the future of social sciences is essentially founded on hermeneutics. From the “interpretation and understanding” of texts to “interpretation and understanding” of human phenomena, hermeneutics is enriched in its conception as opposed to the positivist approach of the human sciences developed by August Comte.

RéSUMé

Depuis l’antiquité jusqu’à l’époque moderne, l’herméneutique ne pouvait être envisagée que dans le cadre des textes. Mais si avant Schleiermacher, elle était perçue essentiellement comme un organon de la compréhension des textes, avec lui elle s’est constituée en une véritable science, celle de la théorie de la compréhension. Le concept de compréhension dans son approche schleiermachérienne a inspiré Dilthey, notamment en son universalité qui transcende la spécificité des différents domaines  textuels. Le mérite de Dilthey est d’avoir montré comment le devenir des sciences de l’esprit est essentiellement fondé sur l’herméneutique. De « l’interprétation et de la compréhension » des textes à « l’interprétation et à la compréhension » des phénomènes humains, c’est l’herméneutique qui s’enrichit dans sa conception, en opposition avec l’approche positiviste comtienne des sciences sociales. Comme on peut s’y attendre, ce texte constitue essentiellement une approche historique.

 

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Femmes et autres musiques

Par • 31 Oct 2016 • Catégorie: Contributeurs et auteurs


Femmes et autres musiques

Auteur : Alain Tavernier
Format : 110 mm*180 mm / Folio : 120 pages
Parution : 01/11/2016
ISBN : 2-84220-097-8
Prix : 10 €

Problématique de l’ouvrage :

Ce sont des textes poétiques, parfois autobiographiques que Alain Tavernier livre au public. Il s’agit d’une déambulation livresque centrée autour de la femme, qu’un homme se propose de dévoiler, sans tabous, dans un monde normé et normalisé par des coutumes parfois coupables d’abus et de silence.

« La muse qui m’a véritablement mis le pied à l’étrier est une femme que j’ai rencontrée par un froid glacial alors que j’étais venu voir un excellent documentaire sur les monstres marins…

Tous les personnages féminins que j’ai pu croiser depuis elle, je les ai habillés avec sa fluidité et son amour de la musique, du verbe… »

Cet ouvrage dévoile le réel quotidien de nombreuses existences, et procède en certains endroits de curieux parallélismes, comme dans Ambiguïtés.

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L’auteur : Alain Tavernier est écrivain.